19 février 2010
Fruits exotiques : de savoureux alicaments

Par Sylvia Vaisman
Grenades, fruits de la passion, goji, noni… Sous les tropiques, on vante les vertus thérapeutiques de ces fruits délicieusement exotiques.
Encore rares il y a dix ans et réservés à la clientèle des épiceries fines, les fruits exotiques exhibent désormais un peu partout leurs formes étranges et leurs couleurs insolites. On les trouve de fait actuellement à un prix accessible sur la plupart des marchés, dans les grandes surfaces et les boutiques des quartiers chinois.
C’est le moment d’en profiter, d’autant que chacun d’eux est doté de qualités intrinsèques distinctes, complémentaires des autres aliments.
DES ALICAMENTS AUX ATOUTS SANTE INDISCUTABLES

Le principal point commun tous ces fruits est leur extraordinaire richesse en vitamines et en antioxydants.
Certes, tous les fruits et légumes en renferment, c’est pour cela qu’il faut consommer au moins cinq végétaux différents par jour pour rester en bonne santé.
Mais « ceux originaires des pays tropicaux sont particulièrement intéressants puisqu’ils poussent dans des conditions climatiques difficiles, qui les contraignent à synthétiser des composés de défense spécifiques, et qu’ils arrivent à maturité juste au moment où c’est l’hiver chez nous », constate Véronique Liégeois, diététicienne et auteur de Mon régime anti-cancer (éd. Solar).
Il est vrai que nos pommes et nos poires font pâle figure à côté d’eux.
C’est justement la teinte et la texture singulière de beaucoup de fruits exotiques qui les hissent au sommet du palmarès des aliments santé.
La mangue, par exemple, est l’un des fruits comestibles les plus riches au monde en bêta-carotène, un pigment précurseur de la vitamine A, indispensable pour contrer le vieillissement de la peau, des yeux et du système cardio-vasculaire. Elle en contient environ 3 mg pour 100 g de chair, soit beaucoup plus que nos deux champions nationaux, le melon (2 mg) et l’abricot (1,6 mg).
La goyave reste méconnue du grand public. Pourtant, c’est le fruit le mieux doté en vitamine C (243 mg pour 100 g en moyenne, et jusqu’à 450 voire même plus de 900 mg dans certains cas), essentielle au bon fonctionnement du système immunitaire, à la fixation du fer et à la protection de certains cancers.
Le fruit de la passion, dont le prix est devenu très abordable, en recèle également des quantités non négligeables. Mais il se distingue surtout par sa forte teneur en fibres solubles et insolubles qui sont excellentes pour le transit, la vitalité de la flore intestinale et la lutte contre le surpoids : 7,3 g pour 100 g de pulpe, un record pour un fruit frais !
Le litchi, devenu incontournable en période de réveillons, arrive en deuxième position du classement des fruits pourvoyeurs de polyphénols – les rois des antioxydants –, établi par Pierre Brat, biochimiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). Avec ses 222,3 mg pour 100 g, il arrive juste après la fraise (263,8 mg) mais devant le raisin (195,5 mg).
Leur utilisation ancestrale comme plantes médicinales dans leur pays d’origine ne semble donc pas totalement usurpée.
Plus que de simples desserts aux parfums venus d’ailleurs, ces fruits sont ainsi en passe de s’imposer comme de véritables alicaments.
« L’idée n’est pas de faire des cures de mangues ou de goyaves, mais de les intégrer dans nos menus pour diversifier encore davantage notre alimentation et accroître sa valeur nutritionnelle », conseille Véronique Liégeois.
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07:19 Publié dans Les experts ont la parole | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, alicaments, açai, goji, vitamines, antioxydants






