02 novembre 2010

J'aime pas les champignons !

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Ces petites mycoses qui apparaissent sur les ongles ou entre les orteils, parfois même autour de la bouche ou dans les plis de la peau, c’est vraiment pas glamour !
Quatre spécialistes vous aident à vous en débarrasser.

Propos recueillis par Marie-Françoise Dubillon

Dr Depondt-Gadet, homéopathe

« Si, aux commissures des lèvres, apparaissent des dépôts blanchâtres et des fissures, il s’agit de la perlèche, une mycose péribuccale due en général au développement d’une levure (candida). Elle signe une fragilité du tube digestif. Elle nécessite une cure de probiotiques, vingt jours par mois et un traitement antimycosique local (Ketoderm ou Trosyd crème).
Efficace, “une vaccination” homéopathique un peu comme un traitement d’allergologie : candida albicans 30 CH, une dose, deux fois par mois durant trois à six mois.
Éviter le plus possible les aliments acides (tomates), les produits laitiers qui peuvent contenir des résidus d’antibiotiques, et le gluten. »

Erwan Blanchard, chef de produit Urgo Premiers Soins

« Si votre ongle a une coloration jaunâtre, s’épaissit, devient friable, il s’agit sans doute d’une onychomycose provoquée par un champignon microscopique (dermatophytes dans 80 % des cas). Microtraumatismes répétés, humidité et chaleur sont le plus souvent responsable : le traitement est long (neuf à douze mois) et doit être poursuivi jusqu’à ce que l’ensemble de l’ongle soit redevenu normal : traitements antifongiques locaux sous forme de vernis ou, plus nouveau, l’hydroxypropyl chitosan, à appliquer tous les jours sur la surface de l’ongle, la peau environnante, et sous le bord libre. Avantages : il sèche très vite, est incolore, et le chitosan de la formule permet de renforcer l’ongle (Filmogel® Ongles Abîmés d’Urgo). »

Anne Forestier, pharmacienne chez Merck

« Si votre peau est fissurée (en général entre le quatrième et cinquième orteil), il s’agit sans doute du “pied d’athlète”. La peau cuit, gratouille et, entre les orteils, la zone fendillée desquame, suinte et peut être très douloureuse. Non soignée, cette mycose peut se propager à d’autres doigts de pied. Le traitement est local, par produit antifongique (MycoApaisyl ou équivalent).
Si la lésion siège sur peau sèche, la crème ou l’émulsion sont indiquées. La poudre est efficace sur les zones humides. Deux applications par jour durant trois semaines.
En prévention : effectuer un lavage quotidien avec un savon à pH neutre et sécher minutieux avec un linge individuel ; mettre des chaussettes en coton et de la poudre antifongique dans les chaussures. »

Anna Mazuy, dermatologue chez Pierre Fabre Dermatologie

« Si, dans les plis cutanés, sous la poitrine, aux aisselles ou à l’aine, vous voyez apparaître des plaques vernissées, brunes qui démangent surtout le soir, il s’agit de mycoses dues à des candida albicans ou des dermatophytes. Nettoyer avec un savon alcalin et badigeonner les plis avec de l’Hydralin. Sécher intensément avec une serviette personnelle, ou même avec un sèche-cheveux.
Traitement : poudre ou crème antifongique à base de ciclopiroxolamine, d’imidazole ou de terbinafine (en pharmacie), une à deux fois par jour durant trois semaines à deux mois.
Pour éviter la contamination, il est important de laver tous les vêtements à plus de 60 °C ou de les donner au pressing. "

18 mars 2010

J’ai fêté mon anniversaire au Botox !

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Pour ses 40 ans, Alice, chercheuse en mathématiques fondamentales, s’est offert une injection de Botox. Un vrai cadeau ? Mieux : un tournant dans sa vie, qu’elle a habilement négocié.

Propos recueillis par Loly Clerc

"Le monde de la recherche, en mathématiques fondamentales, est parfaitement clos. C’est un œuf énorme, à l’intérieur duquel mûrissent les théories qui feront le monde de demain. Autant dire que dans cette atmosphère raréfiée, je n’ai jamais discuté de l’existence du Botox, encore moins de ses mérites.
Ici, je parais comme une anomalie : une femme coquette, qui ne se déplace pas en chaussettes, Birkenstock, pantalons baggie et gros pulls.
À Lyon, l’hiver est assez froid, mais cela n’empêche pas le style, et le maquillage. Enfin, le soir, parce que, dans la journée, j’oublie.

Donc, mes copines, collègues chercheurs comme moi, préfèrent la beauté de la théorie des ensembles à celle qui compose les traits d’un visage. Les mathématiques booléennes et les algorithmes leur posent plus d’angoisse que l’avancée des rides.
Et moi, je m’affole devant les deux : les dégâts de l’âge sur la peau et les théorèmes de la dualité.
Je me suis donc documentée très sérieusement sur tout ce qui retarde la ride véloce.
Il me paraissait dès lors évident qu’une fois les 40 ans atteints, j’aurais mon premier Botox.

"JE VAIS VOUS CASER VERS 19H."

J’avais bien réfléchi : réversible, peu visible, ne provoquant aucune indisponibilité sociale, quasiment indolore, je trouvais ça idéal.
J’ai une ride du lion assez marquée, au point que l’été, elle dessine une ligne blanche, que je dois bien entendu corriger.
Mes paupières tombent légèrement, et je n’ai pas envie d’un geste chirurgical, comme disent élégamment les médecins.
J’avais donc deux zones d’intervention pour mon Botox.

Je ne savais à qui m’adresser. Je ne fréquente pas tellement les dermatologues. J’ai donc posé la question à une copine qui a de sérieux problèmes d’acné (à notre âge, en est ce encore ? Je n’ose pas lui demander). Elle m’a donné deux adresses parmi les meilleures de la ville.

Le premier était charmant, et l’idée que je m’offre une injection de Botox pour mon anniversaire l’a fait rire. « Votre anniversaire, c’est donc… » Il a regardé ma fiche. « Après-demain ? O.K., je vais caser ça… vers 19 h. Ça vous va ? ». J’ai protesté que respecter les dates était inutile, mais il y tenait. Charmant, je vous dis.

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22 février 2010

Le jour où je me suis fait repulper les lèvres


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Sophie avait 38 ans quand elle s’est décidée à franchir le seuil d’un cabinet de médecine esthétique pour pallier un complexe remontant à l’adolescence : une bouche trop fine.

Propos recueillis par Loly Clerc

"Mes lèvres m’avaient toujours paru trop fines. Rien de dramatique, non, juste un bon brin en dessous des bouches pulpeuses, sensuelles, ourlées, gourmandes qui caractérisaient manifestement les héroïnes de mes premiers élans littéraires. Je me souviens avoir cherché sans relâche, dans ma prime adolescence, d’autres indices susceptibles de faire mentir cette tragédie narcissique. J’eus quelque espoir avec Mona Lisa. La transcendante, l’énigmatique beauté arborait une bouche petite. En ces temps-là, c’était semble-t-il signe de noblesse.

Cette pauvre branche à laquelle je me raccrochais pliait sous le poids croissant de l’évidence : toutes les filles des magazines, toutes les actrices, bref, toutes les belles filles affichaient de belles bouches charnues. Je cherchais en vain des exceptions à la règle. Je m’attaquais donc à un sacré boulot : me convaincre que j’étais jolie malgré ce que je savais désormais être un handicap, ma bouche trop petite, trop fine, trop pas assez, quoi !"

Le paradoxe génétique...

"Un truc me faisait enrager par-dessus tout : l’injustice, ou plus exactement le paradoxe génétique. Ma mère, oui, celle-là même qui m’avait engendrée et par conséquent légué une bonne partie de ses chromosomes, racontait à qui voulait l’entendre qu’elle avait longtemps souffert de sa bouche trop grande. Non mais, sans blague ! J’aurais volontiers échangé, moi. Pourtant, je la savais sincère, et en arrivais à la conclusion que l’on était, décidément, jamais contente de ce dont la nature nous avait dotée."

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