01 février 2012

Jeu KIBIO Crème Nutritive Hydratation Intense

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ATTENTION, JEU TERMINÉ !

Les gagnantes viennent de recevoir un mail. Merci à toutes pour votre participation !

Les bonnes réponses étaient :

1. Agir à tous les niveaux, pendant 24h, et en continu.
2. Deux poids moléculaires pour agir à la fois en surface (en régulant la perte en eau) et en profondeur (en renforçant l'hydratation jusqu'au derme).
3. L'extrait de Katafray.

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22 février 2010

Le jour où je me suis fait repulper les lèvres


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Sophie avait 38 ans quand elle s’est décidée à franchir le seuil d’un cabinet de médecine esthétique pour pallier un complexe remontant à l’adolescence : une bouche trop fine.

Propos recueillis par Loly Clerc

"Mes lèvres m’avaient toujours paru trop fines. Rien de dramatique, non, juste un bon brin en dessous des bouches pulpeuses, sensuelles, ourlées, gourmandes qui caractérisaient manifestement les héroïnes de mes premiers élans littéraires. Je me souviens avoir cherché sans relâche, dans ma prime adolescence, d’autres indices susceptibles de faire mentir cette tragédie narcissique. J’eus quelque espoir avec Mona Lisa. La transcendante, l’énigmatique beauté arborait une bouche petite. En ces temps-là, c’était semble-t-il signe de noblesse.

Cette pauvre branche à laquelle je me raccrochais pliait sous le poids croissant de l’évidence : toutes les filles des magazines, toutes les actrices, bref, toutes les belles filles affichaient de belles bouches charnues. Je cherchais en vain des exceptions à la règle. Je m’attaquais donc à un sacré boulot : me convaincre que j’étais jolie malgré ce que je savais désormais être un handicap, ma bouche trop petite, trop fine, trop pas assez, quoi !"

Le paradoxe génétique...

"Un truc me faisait enrager par-dessus tout : l’injustice, ou plus exactement le paradoxe génétique. Ma mère, oui, celle-là même qui m’avait engendrée et par conséquent légué une bonne partie de ses chromosomes, racontait à qui voulait l’entendre qu’elle avait longtemps souffert de sa bouche trop grande. Non mais, sans blague ! J’aurais volontiers échangé, moi. Pourtant, je la savais sincère, et en arrivais à la conclusion que l’on était, décidément, jamais contente de ce dont la nature nous avait dotée."

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