04 mars 2010
Témoignage : mon lifting avec coach

Préparer son lifting en se faisant accompagner avant, pendant et après, par un coach, est-ce un luxe ? Oui, dans la mesure où ce n’est pas remboursé, mais un luxe utile. Lisa, 45 ans, en est persuadée. Et vu le résultat, ça semble une bonne idée !
Propos recueillis par Loly Clerc
Toute opération chirurgicale, et surtout celles comportant une anesthésie générale, entraîne son lot d’appréhension, voire d’anxiété. Pour mon lifting, une fois ma décision prise, j’ai connu un sérieux moment de flottement. Pourtant, ma motivation était bien claire : je le voulais pour des raisons professionnelles. En effet, j’évolue dans un milieu très jeune. Même parmi les cadres dirigeants, je suis l’une des plus âgées. La différence me tracassait et j’ai dû m’avouer à plusieurs reprises qu’elle m’angoissait parfois. Mon travail et mon comportement en étaient même affectés. Mais j’avais aussi des raisons personnelles d’y recourir : ce menton cassé, ce flou autour de la bouche… La femme vue dans mon miroir n’avait pas le même âge que celle qui lui faisait face. Ce hiatus avait fini par m’agacer et puisqu’il était possible d’y remédier, je ne voulais pas hésiter. Mais…
DANS LA PSYCHÉ, RIEN N’EST SIMPLE
J’en parlai avec mon kiné. B. est mieux qu’un kiné ! Un coach, un entraîneur, un type formidable qui donne des cours de yoga, fait de la méditation, bref la seule personne à qui je pouvais dire : « Je m’offre une opération pour être plus jeune, plus belle et j’ai tellement peur que j’ai envie d’y renoncer ! » J’avais en tête, l’idée ancienne, classique, que la chirurgie se justifie quand elle est pratiquée pour des choses graves et pas pour ce qui peut paraître à beaucoup, et encore aujourd’hui, très futile. Confusément, je me reprochais ma démarche tout en refusant catégoriquement d’y renoncer. Dans la psyché, rien n’est simple.
B. me comprit immédiatement et accepta de jouer le rôle d’accompagnateur pré et postopératoire. J’ai d’ailleurs appris qu’il le faisait par ailleurs pour des interventions beaucoup plus importantes que la mienne. J’avais prévenu mon chirurgien à la fois de mes angoisses et de ma préparation ce qui, à ma grande surprise, lui parut une excellente idée « pour le mental et pour le résultat à espérer » !
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07:46 Publié dans Coulisses | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lifting, rides, chirurgie esthétique, visage
22 février 2010
Le jour où je me suis fait repulper les lèvres

Sophie avait 38 ans quand elle s’est décidée à franchir le seuil d’un cabinet de médecine esthétique pour pallier un complexe remontant à l’adolescence : une bouche trop fine.
Propos recueillis par Loly Clerc
"Mes lèvres m’avaient toujours paru trop fines. Rien de dramatique, non, juste un bon brin en dessous des bouches pulpeuses, sensuelles, ourlées, gourmandes qui caractérisaient manifestement les héroïnes de mes premiers élans littéraires. Je me souviens avoir cherché sans relâche, dans ma prime adolescence, d’autres indices susceptibles de faire mentir cette tragédie narcissique. J’eus quelque espoir avec Mona Lisa. La transcendante, l’énigmatique beauté arborait une bouche petite. En ces temps-là, c’était semble-t-il signe de noblesse.
Cette pauvre branche à laquelle je me raccrochais pliait sous le poids croissant de l’évidence : toutes les filles des magazines, toutes les actrices, bref, toutes les belles filles affichaient de belles bouches charnues. Je cherchais en vain des exceptions à la règle. Je m’attaquais donc à un sacré boulot : me convaincre que j’étais jolie malgré ce que je savais désormais être un handicap, ma bouche trop petite, trop fine, trop pas assez, quoi !"
Le paradoxe génétique...
"Un truc me faisait enrager par-dessus tout : l’injustice, ou plus exactement le paradoxe génétique. Ma mère, oui, celle-là même qui m’avait engendrée et par conséquent légué une bonne partie de ses chromosomes, racontait à qui voulait l’entendre qu’elle avait longtemps souffert de sa bouche trop grande. Non mais, sans blague ! J’aurais volontiers échangé, moi. Pourtant, je la savais sincère, et en arrivais à la conclusion que l’on était, décidément, jamais contente de ce dont la nature nous avait dotée."
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06:30 Publié dans Coulisses | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bouche, lèvres, acide hyaluronique, dermatologue
12 février 2010
Conserver une belle peau quand il fait froid

Notre peau est-elle attaquée par le froid ?
Oh que oui ! 60 % des femmes ont la peau qui tiraille face au froid.
En hiver, quand la température diminue, le système vasculaire préserve la chaleur du corps en privilégiant les organes vitaux... au détriment de la peau.
Il se produit une vasoconstriction qui favorise la déshydratation provoquant rougeurs, irritations voire gerçures.
Quelles crèmes visage utiliser ?
On choisit des produits destinés à hydrater, protéger, apaiser, à base de vaseline, glycérine, karité.
Côté texture, on préfère une crème onctueuse à un gel ou un fluide.
Le jour : privilégier les superpositions. Un sérum-émulsion, une crème cocooning (pas trop épaisse quand même, sinon ça brille !).
Le soir : pour renforcer la barrière cutanée, choisir une crème chargée en acide gras, calmante et régénérante.
A éviter :
- les crèmes trop parfumées,
- les produits aux huiles essentielles irritants,
- les savons desséchants,
- le rétinol, les acides de fruits, la vitamine C : dans les cosmétiques, ils assèchent la peau.
Le make-up grand froid :
Eviter les maquillages desséchants (poudre, fond de teint matifiant).
Utiliser une base correctrice pour faire disparaître les rougeurs, mais il faut qu’elle soit chargée en vitamines et émollients.
En cas de rougeurs prononcées :
- Cold cream + crème
- Camouflage + un blush
- Crèmes onctueuses
- Masques pour peaux très sèches, tous les deux jours : laisser agir 15 min. Masser doucement, retirer l’excédent, dormir avec.
Pour les lèvres gercées :
Utiliser des sticks ou baumes avec des formules végétales, bourrés d'huile qui protège les céramides contre le dessèchement, et de lécithine de soja pour "sur-graisser".
Conseils spécial lèvres :
- éviter de les mordiller : la salive attaque ; éviter de fumer : la nicotine empêche la cicatrisation,
- faire un gommage très doux (avec un produit "spécial lèvres"),
- appliquer en couche épaisse de la vaseline ou un produit contenant un cicatrisant (comme la centella asiatica),
- avoir toujours dans son sac ou dans sa poche un baume à lèvres (ne pas hésiter à s’en mettre plusieurs fois par jour).
Que manger pour une belle peau par grand froid ? :
- On avale des acides gras, oméga 3 qui nourrissent la peau via les membranes cellulaires. Ils ont aussi un effet anti-inflammatoire.
- On consomme régulièrement de l'huile de colza, des poissons gras, du "vrai" soja, de la mâche, du pourpier, des graines de lin.
- On se supplémente avec des compléments alimentaires.
Par Dominique Lionnet
13:27 Publié dans Coulisses | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : peau, hydratation, crème hydratante, lèvres, bouche
14 octobre 2009
Les trucs anti-froid de la rédaction

Les chouchous anti-froid du moment de Dominique Lionnet, rédactrice-en-chef de Votre Beauté :
Bon, comme vous l’avez constaté, il ne fait pas encore très froid… Mais en prévision d’une chute brutale des températures, je prépare ma peau aux agressions futures. Je m’adonne au layering, c’est-à-dire que j’accumule les couches.

Le matin, au réveil, un peu de tonique pour me débarrasser de ce qui reste de ma crème de nuit, puis un splash de Lotion Défroissante de Clarins; ça sent bon, c’est très frais.

Je cours préparer le petit déjeuner, puis j’enchaîne avec un sérum (Genefic de Lancôme ou Dermagénèse de l’Oréal Paris).

Cinq minutes plus tard, ma crème de jour (Premier Cru de Caudalie, la texture est géniale, ou Capture totale de Dior), puis enfin un fond de teint ni trop fluide ni trop couvrant (Teint Resist d’Yves Saint Laurent ou le Roll’ On Accord Parfait de L’Oréal Paris, un petit bijou de précision avec son éponge qui roule).

Un nuage de poudre libre pour finir (Chanel ou Shiseido), un coup de bluff-blush rose (Bourjois, avec un j comme joie) et je n’ai besoin d’aucune retouche dans la journée.
En cas de très grand froid, j’adoucis ma peau le soir avant de dormir avec un sérum, le même que celui du matin .
Et quand je me fais un masque hydratant-nourrissant, je laisse le surplus agir une heure ou deux de plus, la peau réagit tout de suite.
15:06 Publié dans Coulisses | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : teint, peau, visage, sérum, crème, poudre
28 février 2009
Dans la peau d'une blonde, épisode 12
Dans la peau d'une blonde, ou le récit de mes tribulations capillaires des six derniers mois : chaque jour, un nouvel épisode sur le blog...
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Cliquez sur ce lien : Dans la peau d'une blonde, premier épisode.
Episode précédent : Dans la peau d'une blonde, épisode 11.
Episode 12 : sauvée !
"Pas coiffeur", me dit Chantal, ma collègue de bureau et rédactrice-en-chef adjointe du magazine : "co-lo-riste".
Ah d'accord. Eh oui, il existe des pros de la couleur, qui ne touchent pas à une paire de ciseaux, mais qui sont ultra-spécialisés en pigments et autres reflets.
Pour moi, ce sera un certain Rodolphe : ultra-connu des fashion-addicts, il est l'un des coloristes-stars de la capitale.
Rendez-vous est fixé le samedi suivant, et c'est le coeur léger que je me rends dans les quartiers chics, à deux pas de la place Vendôme, au salon "Coloré par Rodolphe" (26-28, rue Danielle Casanova, dans le 1er).
Le nom pourrait faire peur mais dès que je franchis la porte, je suis rassurée.
C'est beau, très beau. Et calme. L'endroit est en fait une sorte de grand appartement au rez-de-chaussée d'un immeuble haussmanien. Il donne dans une cour, il y a des arbres, c'est zen. A l'intérieur, la déco est classe mais pas ostentatoire. Il y a un beau parquet au sol, des miroirs anciens, des plafonds très hauts. On respire.

Installée dans un canapé moelleux, je sirote un thé en attendant le fameux Rodolphe. Aucune effervescence, tout est tranquille, les pas chaloupés, les conversations discrètes. D'ailleurs, il n'y a pas plus de cinq ou six clients en même temps.
Rodolphe arrive et m'entraîne dans une autre pièce pour un "diagnostic".
Il m'installe devant un miroir et... on parle. Je lui raconte mes mésaventures capillaires, il me pose des questions sur ma vie, mon travail, ma famille. Mes habitudes, mon style vestimentaire.
Il est à la fois concentré et chaleureux, professionnel et étrangement proche. Rassurant, aussi : il me dit que mes cheveux n'ont pas trop souffert, que j'ai de la chance.
Loin de descendre les coiffeurs qui m'ont infligé cette couleur, il me dit que tout ça a été plutôt bien fait. Que le problème n'est pas la qualité du balayage, mais le fait que le blond... ne me va pas, tout simplement.
Est-ce une question de teint, de sourcil, de couleurs d'yeux ? Un peu, mais pas seulement.
Il me dit que c'est "ma façon d'être" qui ne va pas avec cette couleur (et tout ce qu'elle représente). Ma gestuelle, ma manière de parler, de bouger mes mains. Il m'écoute, je l'écoute, pas de rapports de force, c'est un vrai dialogue.
Il me dit que toutes les femmes ont, à un moment ou à un autre de leur vie, cette envie irrépréssible de devenir blonde. "Pour vous, c'est fait ! Vous savez que ça ne vous va pas, inutile d'insister, ça ne vous ira jamais". Hum, je crois que c'est clair.
Tout en me parlant, Rodolphe enduit mes cheveux d'une huile nourrissante, histoire de les préparer à la coloration.
Ensuite, il se retire dans son "mini-labo" pour concocter ses mélanges (top secrets), et c'est parti pour deux heures de pose.
La tâche est compliquée : mes cheveux ont subi trois balayages différents, il faut donc adapter la couleur à chaque mèche. Mais on m'explique tout, on me masse le crâne... Je somnole doucement.
Ensuite, je passe au séchage et au brushing; je n'ose pas me regarder tant que tout n'est pas fini.
Je lève les yeux et là, comment vous dire, c'est de nouveau moi ! Ni plus ni moins, c'est juste moi. Mais c'est assez énorme pour que j'aille faire la bise à Rodolphe. Lui, c'est vraiment un amour. Simple, discret, fin, brillant. Je comprends pourquoi le Tout-Paris l'adule.
Je passe à la caisse : c'est cher (autour de 200 €), mais moins que chez Dessange International. Et là, franchement, je comprends ce pour quoi je paie.
Ce que j'apprécie : personne ne me pousse à acheter les produits vendus ici. Je tends pourtant la perche ("Vous me conseillez quoi, comme soins, pour entretenir mes cheveux ?")... Mais non, Rodolphe me répond : "Continuez avce ce que vous utilisez d'habitude, vos cheveux ont l'air semblent apprécier, ils n'ont pas besoin de plus". Bon. Un sans faute.
Je sors du salon, il fait beau, c'est les soldes, la vie est belle.
Epilogue
Le croirez-vous : la semaine qui suit mon retour triomphant au boulot, ma boss me confie la rubrique "Cheveux". Et c'est vrai que j'en ai appris sur la question, en six mois. Je suis in-co-lla-ble.
Comme quoi, les connaissances empiriques, c'est encore ce qu'il y a de mieux...
Quand on vous dit qu'à Votre Beauté, on teste tout, c'est pas de la blague. J'en sais quelque chose...
06:40 Publié dans Coulisses | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cheveux, coloration, coiffeur, blonde, brune
16 février 2009
Dans la peau d'une blonde, épisode 11
Dans la peau d'une blonde, ou le récit de mes tribulations capillaires des six derniers mois : chaque jour, un nouvel épisode sur le blog...
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Episode précédent : Dans la peau d'une blonde, épisode 10.
Episode 11 : le poids des mots, le choc des photos
Il a donc fallu me rendre à l'évidence : j'avais le choix entre revenir à ma couleur naturelle et faire une analyse pendant dix ans. C'est à ce moment-là qu'on nous annonça l'arrivée de la criiiise. Je pris donc le parti de l'économie (si je puis dire) et me mis en quête d'un coiffeur-sauveteur de choc.
Il faut le dire : l'expérience avait assez duré, je commençais à être lasse. De plus, mes cheveux repoussaient et les racines devenaient impossibles à gérer. Soit je refaisais un balayage, soit je revenais au châtain.
Au fond de moi, je savais bien qu'il me fallait revenir à ma couleur de toujours.
Mais l'échec, c'est toujours énervant. Surtout que j'avais quand même dépensé beaucoup d'argent. Et que mes cheveux en avaient pris un coup. Je n'osais imaginer leur état si je leur faisais subir une coloration dans le sens inverse (de clair à foncé).
Le déclic, ça a été (comme souvent) une photo.
Anniversaire de ma fille, une foule de gamins à la maison, j'apporte le gâteau, mon mari prend une photo de haut. Gros plan sur ma tête. Quand ma fille voit la photo, elle demande qui est cette dame qui apporte le gâteau. Cette fois c'est trop, je craque.
La suite (et fin !) : cliquez sur : épisode 12
07:17 Publié dans Coulisses | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cheveux, coiffeur, couleur, blonde
15 février 2009
Dans la peau d'une blonde, épisode 10
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Episode précédent : Dans la peau d'une blonde, épisode 9.
Episode 10 : étude sociologique
J'ai donc pensé que cette parenthèse cauchemardesque était derrière moi. Que j'allais enfin savoir "ce que ça fait d'être blonde". C'était d'ailleurs la question que me posaient toutes mes copines, avec beaucoup de curiosité : "Qu'est-ce que ça change ?"
Ben, pas grand chose à vrai dire. Non, je n'avais pas l'impression que les hommes me regardaient davantage. Non, le regard des gens en général n'avait pas changé.
Il faut dire que je ne parvenais toujours pas à assumer ce nouveau statut : je conservais mes cheveux strictement attachés avec moult barrettes et épingles, je ne les lâchais quasiment jamais.
Blonde, je n'étais pas moi. Rien à faire, je ne me reconnaissais pas. Au fil des mois, je pensais que ce sentiment allait se dissiper, mais non. Au contraire, ça empirait. Le matin dans la glace, je ne pouvais pas m'empêcher de ma dire : "Mais qui est cette fille ?" Rien de tragique, juste une étrange sensation d'imposture.
Au fil du temps, j'ai fini par prendre cette aventure comme une sorte d'expérience intérieure.
J'en ai tiré les conséquences : non, changer de couleur de cheveux n'est pas anodin, loin de là.
D'abord, il y a l'aspect symbolique : pourquoi ai-je voulu devenir blonde ? Que représente cette couleur ? Pourquoi reste-t-elle un fantasme partagé par autant d'hommes (et de femmes) ?
Et puis cette grave interrogation existentielle : pourquoi ne pouvais-je m'y faire ?

A Noël... Toujours blonde.
J'ai questionné mes copines et leurs jules. J'ai lancé le débat dans tous les dîners auxquels j'étais conviée, toutes les soirées (y compris le soir de Noël, ce qui a fini par soûler tout le monde).
Et je me suis rendu compte que, tout superficiel qu'il est, le sujet de la blondeur faisait réagir tout le monde. Chacun a avoué y avoir pensé un jour, y compris certains hommes.
Pourquoi ? Les avis et les anecdotes fusaient. D'abord, il y a le symbole, universel celui-là, de la féminité, de la sensualité (cf. Marilyn).
Mais il y a aussi l'image de la candeur, de l'innocence, de l'enfance (mon mari avançant même l'hypothèse que j'avais voulu me rendre ainsi "plus proche" de ma fille, qui est blonde comme les blés) (suggestion qui m'a laissée sans voix, mais bon).

Mes cheveux d'"avant"... et ceux de ma fille : aurais-je été jalouse de ses cheveux d'ange ?
Le blond réussirait ainsi à réunir tous les éléments de "la" femme : à la fois très féminine, sexy, mais aussi femme-enfant, fragile, qui a besoin d'être protégée.
Il faut croire que je ne suis ni femme fatale ni femme-enfant, encore moins un mixte des deux, car tout le monde était d'accord sur un point : le blond ne m'allait pas.
La suite : cliquez sur : épisode 11
07:01 Publié dans Coulisses | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14 février 2009
Dans la peau d'une blonde, épisode 9
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Episode précédent : Dans la peau d'une blonde, épisode 8.
Episode 9 : session de rattrapage
Finalement, je me suis retrouvée, un samedi matin, dans l'antre national de la blondeur haut de gamme : chez Dessange International, immense salon de coiffure chicissime situé en bas des Champs-Elysées.
L'idée : rattrapper ces différents blonds qui s'étalaient sur mes cheveux, et tenter de faire quelque chose de cette coupe étrange.
Dire que je ne me sentais pas à l'aise ici serait un euphémisme.
D'abord, je me sentais misérable avec mes mèches blondes-moches, au milieu d'une nuée de nanas blondissimes-magnifiques. Ensuite, force est de reconnaître que je n'étais pas ici dans mon élément : les clientes avaient toutes, je pense, deux ou trois comptes en Suisse, et j'avais l'impression d'être une taupe au pays des très riches, en train d'enquêter pour Envoyé Spécial ("Comment vivent les miliardaires", etc.).
Inutile de vous dire que l'addition fut (très) salée, même avec une réduction. Par mesure de décence, je ne vous dirai pas ce que j'ai payé, mais j'en avais la tête qui tournait. Ou alors c'était la dizaine de clopes que j'ai fumées en sortant de là (ouh là, politiquement incorrect), cinq heures plus tard, enfin libérée de la tornade.

J'ai filé retrouver fille et mari au square -ni l'un ni l'autre n'a évidemment remarqué quoi que ce soit. Sinon que j'étais encore plus blonde.
Mais c'était plus cohérent, je dois l'admettre. Moins "zébré", un peu plus flou. La coupe était plus nette, la frange calée derrière l'oreille (j'ai du bol : mes cheveux repoussent assez vite). Bref, chez Dessange, c'est cher mais c'est très, très pro.
Ce qui m'a été confirmé le lundi, lorsque je suis retournée au travail : ce n'était plus un balayage raté, mais un "vrai" blond.
La suite : cliquez sur : épisode 10
07:52 Publié dans Coulisses | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
13 février 2009
Dans la peau d'une blonde, épisode 8
Dans la peau d'une blonde, ou le récit de mes tribulations capillaires des six derniers mois : chaque jour, un nouvel épisode sur le blog...
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Episode précédent : Dans la peau d'une blonde, épisode 7.
Episode 8 : la rentrée
Bon. Après tout, j'avais ce que je voulais : j'étais blonde. Mais blonde moche. Too much. Le retour à Paris fut atroce : embouteillages monstres, vomi non-stop à l'arrière, d'où arrêts fréquents sur les aires d'autoroute, files d'attente devant les toilettes, auto-coups d'oeil en biais dans les miroirs (rétroviseurs, etc.), qui me renvoyaient tous le même reflet désespéré d'une blonde ratée.
Chez moi, j'ai essayé l'ensemble de ma garde-robe : peut-être que des vêtements plus adaptés à cette nouvelle couleur sauveraient la mise ? Bof. Un nouveau maquillage ? C'est vrai que ça arrangeait un peu les choses, mais rien de spectaculaire non plus. Et si je me faisais plein de shampoings, la couleur finirait pas bien par "passer" un peu, non ? En fait, Ginette avait bien fait les choses. Le blond était incrusté et refusait de céder le moindre millimère de terrain.
Ensuite, les choses se sont accélérées (rentrée de ma fille à la maternelle, organisation, nounou, etc.), et j'ai un peu oublié mes histoires capillaires. Le jour de mon retour au boulot, j'étais même plutôt amusée, impatiente de voir la réaction de mes collègues de Votre Beauté. Je n'ai pas été déçue.

"Mais qu'est-ce que tu as fait à tes cheveux ?!", telles furent les premières paroles de mes collègues. Ce n'était qu'un début.
Toute la journée, les gens (hommes et femmes) s'arrêtaient devant moi, l'air dubitatif (au mieux), hilare (au pire), parfois limite en état de choc.
Ils touchaient mes cheveux, regardaient en-dessous, au-dessus. "C'est zébré", "Pourquoi elle n'a pas fait les racines ?", "On ne te reconnaît pas, c'est tellement bizarre", "Et la coupe, ce n'est pas ça non plus". Au moins ça avait le mérite d'être franc.
J'ai attaché mes cheveux, mais le mal était fait.
Pendant toute cette première semaine, ça a été l'enfer. Ma boss se creusait la tête pour savoir chez qui m'envoyer pour rattrapper la catastrophe. "Ne vous inquiétez pas, on va arranger ça", me disait-elle, réconfortante. J'avais envie de la supplier : "Oui, sauvez-moi, par pitié, faites quelque chose !", mais j'essayais de prendre un air détaché en affirmant à la cantonnade (qui n'était pas dupe) : "Oh, c'était pour le fun". Tellement drôle.
La suite : cliquez sur : épisode 9
08:05 Publié dans Coulisses | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
12 février 2009
Dans la peau d'une blonde, épisode 7
Dans la peau d'une blonde, ou le récit de mes tribulations capillaires des six derniers mois : chaque jour, un nouvel épisode sur le blog...
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Episode précédent : Dans la peau d'une blonde, épisode 6.
Episode 7 : je m'enfonce
Le lendemain matin, ma fille se réveilla, comme chaque jour depuis trois ans, à 5h45 (vive les vacances). Comme chaque jour, je tentai en vain de la rendormir. Comme chaque jour, je finis par descendre avec elle en grommelant pour me faire un café.
C'est là qu'elle me dit : "Maman, y sont où tes cheveux ?". C'est mignon les enfants.
Dans l'escalier de cette grande maison familiale, il y a un petit miroir que j'aime beaucoup car quels que soient l'heure et le jour, le reflet qu'il renvoie est toujours flatteur. Limite tremblante, je me suis arrêtée devant le miroir en question, ma fille dans les bras. Je me suis vue, et je lui ai répondu "Ils sont là, mes cheveux". Et elle m'a répondu : "Nan, c'est pas tes cheveux".
J'ai senti que mon degré de susceptibilité oscillait dangereuseusement. Après quoi je me suis dit que je n'allais pas me disputer avec un enfant de 3 ans, ma fille qui plus est. Mais j'ai eu du mal à me contenir, croyez-moi.
J'étais d'une humeur de chien. Et ce n'était que le début.
Les vacances se sont passées. Et je suis restée d'une humeur de chien.
Chaque matin, je me voyais dans ce satané miroir et je me disais : "Non mais c'est pas vrai, c'est quoi ça, j'ai deux couleurs, c'est pas possible !".

Alors j'ai fait la deuxième erreur. Vous n'allez pas le croire, pourtant c'est vrai : je suis retournée chez Ginette. I did it again, comme dirait Britney. Mon objectif : transformer les mèches brunes restantes en mèches blondes.
J'ai dit à Ginette : "Il me faut de l'unité, de la cohérence. Une seule couleur quoi". Et je suis repartie pour un tour. Mais cette fois, j'étais seule, et c'était nettement moins drôle.
Cela dit, en sortant, j'étais contente. Cette fois, j'étais blonde. Très blonde. "Trop blonde", m'a dit mon mari.
Venant de lui, cet être de tendresse et de tact, la sentence sonnait comme un gong, qui me rappelait que foirée était ma couleur, foirée elle resterait. Oh my God.
La suite : cliquez sur : épisode 8
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