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13:1505/12/2014MOOD

Ras le bol de l’huile de palme !

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« Palm acid », « sodium palmate », « sodium 
palm kernalat »…, mais c’est quoi ça  ? Un acide 
gras saturé diabolique pour notre santé. 
À détecter d’urgence pour ne plus s’en gaver. Par Sylvia Vaisman.


Même le bio en est truffé

Et n’allez surtout pas croire que les fabricants de produits bio, les premiers à revendiquer le « bien-manger », sont plus vertueux. L’huile de palme envahit en catimini leurs rayons, dans les grandes surfaces, les magasins spécialisés ou les coopératives. Trouver des biscottes bio, des céréales petit déjeuner bio ou des pâtes feuilletées bio exemptes de ce satané extrait de palmier est quasi mission impossible. C’est d’ailleurs le recours à cet ingrédient bon marché qui a notamment permis la « démocratisation » du bio, ainsi qu’à certains pays pauvres de trouver une manne financière. Pour les états producteurs (Malaisie, Indonésie, Nigeria, Colombie…), la rentabilité des palmeraies est en effet sans appel : le rendement à l’hectare du palmier à huile est dix fois supérieur à celui du soja. Et, vu la vigueur de la demande mondiale (à 80 % pour l’agroalimentaire, à 19 % pour les cosmétiques), ils étendent les cultures à perte de vue. Les importateurs sont aux anges. Les industries alimentaires se frottent les mains. Mais notre santé, elle, en prend un sacré coup, comme celle de notre planète.

 

Un désastre écologique

Il faut le clamer : pour obtenir des quantités exponentielles d’huile de palme (+ 5 % par an), des pans de forêts tropicales sont détruits chaque année. Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement, la plantation de ces palmiers serait la principale cause de déforestation en Indonésie et en Malaisie. En continuant ainsi, 98 % des forêts indonésiennes seront anéanties d’ici à 2022, accélérant le phénomène de réchauffement climatique et menaçant à court terme la biodiversité. Même si la prétendue huile de palme « durable » voit le jour, la seule façon d’enrayer cette catastrophe est de cesser de s’en gorger. Mais, comment s’y prendre si les fabricants ne jouent pas franc jeu ? Si quelques industriels et réseaux de distribution font des efforts et ont annoncé le lancement de produits exempts d’acide palmitique, d’autres préfèrent se creuser l’esprit pour mieux dissimuler la présence de dérivés de palme dans leurs recettes plutôt que de chercher une alternative. Ou clament à grand renfort médiatique avoir éradiqué l’huile de palme de certaines gammes de produits, mais la substituent par des acides gras saturés guère plus recommandables, telle l’huile de coprah (de noix de coco), qui recèle 90 % d’acides gras saturés. Grrrr ! Moi, à défaut d’huile de palme, je propose de leur décerner… la palme d’or de l’hypocrisie et celle de la toxicité aussi.

 

 

 

( Illustration : Sophie Bouxom )

Commentaires

Et là il s'agit essentiellement d'alimentation. La cosmétique est championne aussi dans l'utilisation de l'huile de palme et dérivés. C'est la croix et la bannière pour trouver un savon de Marseille qui soit exempt d'huile de palme ou de coprah.

Écrit par : Qifen | 05/12/2014