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10:0011/11/2014MOOD

Vernis semi permanents : le point de vue de l’expert

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Ils vous promettent une manucure de rêve pendant minimum deux semaines. Mais sont-ils pour autant inoffensifs pour les ongles ? A VB, nous avons demandé l’avis d’un expert. Propos recueillis par Clémence Guillossou.


Le vernis semi permanent est sans aucun doute la révolution de ces dix dernières années en matière de manucure. Des ongles parfaitement lisses et laqués, qui résistent à tout, ou presque, et restent nickels pendant une dizaine de jours. Les marques nous promettent des formulations respectueuses de la kératine, certaines femmes les accusent de fragiliser leurs ongles... Qui dit vrai ? Peut-on se faire faire une telle manucure les yeux fermés ou doit-on observer quelques précautions. La dermatologue Edith Duhard, spécialiste des maladies de l’ongle, nous répond.

 

VB : Qu’est-ce que le vernis semi permanent ?

 

Dr E. Duhard : « C’est un gel acrylique, prêt à l’emploi, qui durcit sous l’action des UV, grâce à une réaction chimique. Plus résistants que les vernis classiques, ils le sont toutefois moins que les résines acryliques utilisées pour les faux ongles, mais leur rendu est plus esthétique. Le principal composant des vernis classiques est la nitrocellulose, mais cette molécule est peu adhérente. Pour décupler la tenue, on ajoute à la formule du toluène sulfonamide formaldéhyde (TSFR), parfois remplacé par des films dits hypoallergéniques qui ont, cependant, le désavantage de tenir moins longtemps. »

 

VB : ces gels longue tenue sont-ils dangereux ?

 

Dr E. Duhard : « Non. Leur incidence sur l’ongle est faible. Le seul problème est qu’ils peuvent être allergisants, ce qui, par ailleurs, est aussi le cas pour les vernis classiques. Et, bien entendu, ces gels sont déconseillés aux personnes présentant une fragilité unguéale et à celles qui ont une maladie dermatologique des ongles (psoriasis ou lichen unguéal) en raison de la possibilité de micro traumatismes induits par l’application ou la dépose. »

 

VB : l’application joue-t-elle un rôle important ?

 

Dr E. Duhard : « Oui, primordial même. Avant toute chose, l’ongle doit être légèrement poreux et donc, poncé, pour augmenter l’adhérence des gels. Mais il faut limiter le ponçage au maximum puisqu’il affine et fragilise l’ongle. Il est aussi conseillé de ne pas trop repousser les cuticules et d’éviter le contact avec la peau avoisinante, où les molécules pénètrent plus facilement. Mais le plus important est d’appliquer des couches de vernis les plus fines possibles pour faciliter la dépose. »

 

VB : le dissolvant utilisé pour retirer le gel est-il nocif ?

 

Dr E. Duhard : « Oui, et c’est bien là que le bât blesse. Pour être capable de dissoudre la couche de vernis, le dissolvant doit être très concentré en acétone. Il faut imbiber les ongles pendant parfois près de vingt minutes pour que le produit fasse effet. Un temps suffisant pour que l’acétone pénètre dans l’ongle et altère les couches superficielles de la tablette unguéale. Une dégradation renforcée par le grattage voire le ponçage des particules qui n’ont pas pu être éliminées par le dissolvant. Plus la couche de vernis sur l’ongle sera fine, plus le temps d’exposition à l’acétone sera limité. »

 

VB : quid des lampes utilisées ?

 

Dr E. Duhard : « Les lampes UV ou LED, nécessaires pour faire durcir le gel, n’accroissent pas la pénétration des actifs dans l’ongle et ne sont donc pas, en ce sens, dangereuses. Mais la fondation américaine contre le cancer de la peau, The Skin Cancer Foundation, a récemment mis en lumière la corrélation, chez certaines femmes, entre cancers du dos de la main et lampes utilisées pour les manucures semi permanentes. Il donc est recommandé de protéger cette partie de la peau au cours du processus de séchage. »

 

VB : un dernier conseil avant de se lancer ?

 

Dr E. Duhard : « On ne porte pas le vernis plus longtemps qu’il n’est préconisé, au risque de voir la surface de l’ongle s’effriter et devenir blanchâtre. Il faut, de temps en temps, laisser ses ongles respirer. C’est pourquoi je conseille de les laisser nus durant un mois entier, et ce, tous les trois mois. Et après avoir fait déposer une manucure semi permanente, on hydrate l’ongle et son pourtour au maximum. Mais le meilleur conseil que l’on puisse donner est de choisir une bonne technicienne, capable d’appliquer le vernis en couches fines, sans toucher les cuticules. Et si on veut se lancer soi-même, puisque c’est désormais possible, on se rend tout de même, pour la première fois, dans un institut pour apprendre la technique. »

 

(Photo : Frédéric Farré)

Commentaires

Bonjour,
Y a t-il des Kit en vente pour apprendre la technique du vernis semi permanents ou bien c'est uniquement en instituts ?
Bonne journée à toutes !

Écrit par : Meriem-Sabine | 11/11/2014

Bonjour Meriem-Sabine,

Il existe des kits pour se faire des manucures semi-permanentes soi-même. Toutefois, comme le conseille le Dr. Edith Duhard, mieux vaut se rendre en institut la première fois pour connaître la bonne technique de pose à adopter.

Belle journée à vous !

Écrit par : Votre Beauté | 12/11/2014