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10:0518/10/2014MOOD

Manger bio : le vrai-faux

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45 % des Français achètent des aliments bio au moins 
une fois par mois (enquête février 2014 de l'institut LH2). Principale motivation : leurs bienfaits sur la santé. Mais les vertus qu’on leur prête 
sont-elles justifiées ? Réponse en huit points. Par Sylvia Vaisman.


Les fruits et légumes bio sont plus sains 
que ceux de l’agriculture conventionnelle  

Vrai. La culture bio exclut l’emploi d’insecticides, de fongicides et d’herbicides chimiques, dont la toxicité est désormais avérée : dérèglements hormonaux, risques de cancers, maladies neurologiques… Seuls les pesticides naturels, rapidement biodégradables, sont autorisés. Mais les champs ne 
sont pas sous cloche. « Ils peuvent, le vent aidant, se retrouver contaminés par des pesticides pulvérisés sur les champs voisins », constate la nutritionniste 
Nathalie Hutter-Lardeau1. Toutefois, les proportions sont alors infinitésimales. D’après une enquête de l’association Générations Futures, il y aurait 
223 fois moins de résidus de pesticides dans les aliments bio que dans 
les aliments conventionnels !

 

Leur goût est  
plus savoureux 

Vrai. Les produits bio poussent à leur rythme et sont davantage cueillis à maturité, ce qui leur confère une vaste palette de saveurs. De plus, leur moindre arrosage leur 
évite d’être gorgés d’eau. Beaucoup de petits producteurs misent en outre sur des variétés oubliées, de terroir, choisies justement pour leurs remarquables qualités gustatives. Attention toutefois : les fruits et légumes bio achetés hors saison ne sont pas plus goûteux que les autres, surtout 
s’ils sont transportés des jours durant en camion ou 
restent une semaine en magasin. La viande bio présente généralement, elle aussi, un goût plus marqué et une 
texture plus ferme puisqu’elle est issue d’animaux élevés sans stress et non gavés d’antibiotiques.

 

Mieux vaut les acheter 
au marché plutôt que dans les grandes surfaces 

Faux. Les critères de définition du bio et les contrôles sont les mêmes quel que soit le circuit de distribution. Les carottes bio d’hypermarché n’ont donc rien à envier à celles vendues chez le primeur ou sur les étals du marché. Ouvrez l’œil cependant. Car, contrairement aux idées reçues, les prix du bio en grande surface ne sont pas moins élevés, hormis quelques promotions fugaces. Une enquête UFC-Que Choisir, de janvier 2010, a même souligné que c’est sur ces produits que la grande distribution faisait parfois le plus de marges.

 

Bio ne rime pas  
forcément avec écolo  

Vrai. Produire bio respecte la biodiversité et évite de polluer à outrance les sols, les rivières et les nappes   phréatiques. Mais en termes d’émissions de gaz à effet de serre, les aliments bio venus de l’autre bout du monde font pâle figure face à ceux cultivés localement. « Ce n’est pas en mangeant bio que vous allez réduire votre empreinte carbone », souligne Nathalie 
Hutter-Lardeau. D’autant qu’un quart des produits 
bio vendus en France est importé de l’étranger.

 

La suite juste ici.

 

1. Nathalie Hutter-Lardeau est l’auteur de la True food 
(éd. Du moment).

(Illustration : Sophie Bouxom)