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10:0018/10/2014MOOD

Manger bio : le vrai-faux

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45 % des français achètent des aliments bio au moins une fois par mois (enquête février 2014 de l'institut LH2). Principale motivation : leurs bienfaits sur la santé. Mais les vertus qu'on leur prête sont-elles justifiées ? Réponse en huit points. Par Sylvia Vaisman.


Le vin bio donne moins mal à la tête 

Faux. La charte de l’agriculture biologique concerne la culture de 
la vigne et non la vinification. 
D’où une certaine confusion. Une bouteille peut afficher le logo AB ou l’Eurofeuille (le logo bio européen) 
dès lors que le vin provient de raisins bio. Mais rien n’interdit au producteur d’y mettre des additifs, comme 
des sulfites, pour clarifier et améliorer sa conservation. Les personnes intolérantes peuvent donc quand même avoir des migraines. Et, 
bio ou non, le vin contient de l’alcool, substance responsable de maux 
de tête les lendemains de fête. 
Les vins les plus naturels portent 
en plus le label Nature & Progrès, Demeter, Biodyvin ou Charte AVN.

 

Qui dit repas bio dit 
repas équilibré

Faux. Bio et malbouffe ne sont pas incompatibles. 
Les chips AB ont beau être élaborées avec des pommes de terre bio, elles sont trop grasses et trop salées. 
Il en est de même des hamburgers et charcuteries bio. 
Et loin d’être light, certains gâteaux bio s’avèrent 
plus caloriques et truffés d’huile de palme que leurs équivalents classiques. Sans compter quelques spécialités, telles les galettes de riz soufflés, qui font exploser le taux d’insuline. D’où des risques de surpoids et de diabète importants. Une étude, parue fin mars dans le British Journal of Cancer, a également prouvé 
que manger bio ne diminue pas le risque de cancer féminin. L’équilibre d’un repas repose avant tout sur 
la variété des aliments mis dans son assiette. Il faut 
faire la part belle aux végétaux et réduire drastiquement sa consommation de produits industriels.

 

Une alimentation bio garantit de meilleurs apports nutritionnels   

Pas sûr. Les adeptes du bio revendiquent des qualités nutritionnelles supérieures de 30 % : teneur plus élevée 
en vitamines, en minéraux, en polyphénols antioxydants… 
Mais les études divergent. En 2010, des biologistes de l’université de Washington ont montré que les fraises bio recelaient davantage de vitamine C que celles traitées aux pesticides. Des travaux publiés dans l’American Journal of Clinical Nutrition avaient prouvé un an plus tôt que les laitages bio étaient plus riches en oméga 3, des acides gras bénéfiques pour le cœur. En revanche, les céréales bio contiendraient moins de protéines. Et certains légumes bio moins de caroténoïdes. Difficile, donc, de trancher. Seule certitude : 
les fruits et légumes bio peuvent être mangés avec leur peau 
(à condition de bien les laver). Comme une part importante 
des nutriments protecteurs se trouve concentrée en périphérie, le gâchis est moindre et les apports plus conséquents.

 

Dans un produit bio, tous 
les ingrédients proviennent de l’agriculture biologique

Faux. « La réglementation autorise des ingrédients non biologiques (lorsque ceux-ci n’existent pas en version bio, par exemple), à condition qu’ils ne représentent pas plus de 5 % du produit final, explique la nutritionniste Nathalie Hutter-Lardeau. Un yaourt bio à la vanille pourra ainsi être fabriqué à base 
de lait et de sucres biologiques, mais avec des ferments lactiques et des arômes naturels non biologiques. » 
Un produit bio peut également renfermer des OGM, puisque la législation européenne autorise la présence « fortuite ou techniquement inévitable » d’OGM 
à hauteur de 0,9 % du produit bio fini.


 

(Illustration : Sophie Bouxom)

Commentaires

Moins de protéines dans les céréales bio que non bio, alors même qu'elles ne sont pas raffinées?
C'est étonnant. :s

Écrit par : qifen | 20/10/2014