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10:5322/09/2014MOOD

Le bronde, de A à Z

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On a entendu parlé du bronde tout l’été. Selon Frédéric Mennetrier, ce n’est pas uniquement un buzz capillaire mais une vraie tendance en passe de devenir un grand classique. Pour VB, ce spécialiste de la coloration décrypte l’ADN de cette technique et la marche à suivre pour garder sa crinière « brondée » au top. Par Clémence Guillossou.


Changer mais pas trop. Illuminer mais rester naturelle. C’est le grand dilemme couleur des brunettes qui veulent éclaircir d’un ton ou deux. Il faut dire que leurs crinières foncées acceptent difficilement le changement. Les mèches ne sont pas toujours subtiles et décolorer, même légèrement, la totalité d’une chevelure foncée, est toujours risqué. Bonne nouvelle pour toutes les brunes et châtains, la tendance bronde, qui s’installe depuis plusieurs mois, pourrait bien être LA solution à ce casse-tête. Contraction de brune et de blonde, cette nouvelle technique débarquée de New York s’adapte à toutes les carnations et à toutes les nuances de brun. Que vous ayez déjà sauté le pas ou que vous apprêtiez à le faire, suivez les conseils pro de Frédéric Mennetrier, maître coloriste à la tête de L’Atelier Blanc et consultant couleur pour L’Oréal Professionnel pour entretenir cette couleur, plus délicate qu’il n’y paraît.

 

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VB : Le bronde est d’ores et déjà une grande tendance capillaire. Mais techniquement parlant, cela consiste en quoi ?

 

Frédéric Mennetrier : « Il faut déjà savoir qu’en coiffure, il y a plusieurs procédés de colorations et de décolorations. On peut choisir le all-over, qui s’appliquera sur la totalité de la chevelure ou préférer un positionnement horizontal ou vertical. Les mèches et balayages sont un travail vertical puisqu’on les réalise de haut en bas, de la racine vers la pointe. Mais, depuis quelques temps, la tendance penche bien plus largement pour l’autre technique. On dépose le produit de façon horizontale, comme avec le tie and dye qui se localise sur les pointes. On peut l’appliquer en plusieurs couches pour un effet diffus, pas trop marqué. Ce qui est drôle avec le bronde c’est qu’en fait, il mélange les deux procédés. Les pointes sont à la fois éclaircies par rapport aux racines mais il y a, en plus, un travail de mèches diffuses, à l’intérieur de la chevelure, même si cela ne monte jamais jusqu’aux racines. On obtient alors une couleur 100% nuancée. »

 

VB : Le bronde a t-il le potentiel pour devenir un grand classique ?

 

Frédéric Mennetrier : «  Avec le tie and dye on était dans un style néo grunge, plutôt adapté aux jeunes filles et jeunes femmes. Avec le bronde, on n’est plus dans la même dimension. J’estime qu’il va effectivement devenir un classique de la coiffure. Après tout, c’est une réalisation tellement modulable qu’elle peut se décliner à l’infini. On peut éclaircir légèrement, d’un ton ou deux, ou créer plus de contraste. On peut le porter très présent ou par petites touches. On peut choisir des reflets froids ou chauds, suivant la saison, l’envie ou l’humeur. Toutes les brunes peuvent porter le bronde, sans exception. La seule barrière est la longueur. Il faut avoir les cheveux au moins aux épaules pour s’assurer un résultat estompé. Le bronde, c’est un concept qui vise à imiter le naturel. Et ça, c’est intemporel, ça plaît à la majorité des femmes, et surtout aux françaises qui n’aiment pas avoir l’air trop apprêtées. »

 

VB : Et pour l’entretien, ça se passe comment ?

 

Frédéric Mennetrier : « Il y a une règle d’or à laquelle il ne faut jamais déroger. On ne réalise pas un bronde toute seule ! On laisse le soin à des professionnels de réaliser cette technique qui est plus ardue qu’il n’y paraît, comme souvent avec les exercices de couleurs qui se veulent très naturels et subtils. Et, contrairement à ce que l‘on pourrait penser, il faut tout de même un entretien relativement régulier pour patiner ou réajuster la couleur afin de garder au max un résultat très dégradé. Mais malgré tout, il y a beaucoup moins d’engagement et d’entretien qu’avec des mèches ou une coloration puisqu’en gardant les racines naturelles, les retouches deviennent moins nécessaires. En ce qui concerne les soins, on privilégie des shampoings très doux, sans sulfates si possible, pour préserver la fibre déjà agressée par la décoloration et on mise plutôt sur des soins costauds, nourrissants et ciblés. On définit avec son coiffeur le type de masque/sérum/crème à utiliser, selon son état capillaire. »

 

Et vous, avez-vous déjà cédé à la vague du bronde ? Avez-vous envie de sauter le pas ? Dites nous tout !

 

Et pour celles qui ne jurent que par la mono couleur et les extrêmes, découvrez le sujet Noir Corbeau Versus Blond Platine (p28), dans le Votre Beauté actuellement en kiosque.

(Photo : Bruno Barbazan ; photo Frédéric Mennetrier : DR )