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10:3023/08/2014En pleine forme(s), MOOD

Découvrez l’arme anti-yoyo

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Cet été, entre nage, marche et salades healthy, vous avez réussi à dégommer deux-trois kilos. Bravo ! Et pas question de les reprendre, on est bien d’accord. Et si le sport était LA solution ? VB vous explique comment éviter l’effet rebond.


Que ce soit simplement pour rester en forme ou pour maintenir un poids stable, on néglige souvent un élément essentiel : l’activité physique. Mais laquelle et comment s’y prendre pour qu’elle fasse définitivement partie de notre hygiène de vie ? Nous avons fait appel à l’expertise de Jean-Bernard Fabre, spécialiste en sport de haut niveau et physiologiste, pour comprendre pourquoi perte de poids et sport sont voués à faire bon ménage. Par Clémence Guillossou.

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Moins manger bouleverse le corps

Même si cela semble déjà évident pour certaines qu’une activité physique associée à un régime est la condition sine qua non de la réussite pour perdre du poids, on ne comprend pas toujours bien pourquoi l’un et l’autre sont indissociables. Le sport ne fait certes pas maigrir, mais son effet anti-yoyo est réel.

Jean-Bernard Fabre* nous explique les mécanismes qui entrent en jeu lorsque l’on combine perte de poids et sport.

« Tout est dans le métabolisme de base. Celui-ci correspond à la dépense calorique nécessaire au maintien des fonctions vitales de l'organisme comme la respiration ou l'état de repos des organes. En somme, c'est le "coût énergétique" minimal pour rester en vie. Le fait de suivre un régime a un effet négatif sur le métabolisme de base puisque la réduction calorique oblige l'organisme à passer en mode "économique" afin de réduire la dépense énergétique du corps et d'assurer ainsi la survie des fonctions vitales. Plus la restriction calorique est sévère, plus le métabolisme de base ralentit.»

Une aubaine ? Pas vraiment non, comme le souligne encore le spécialiste. « Une personne qui réduit ses apports en énergie soumet son corps à un stress physique et mental. Une fois la « diète » terminée, elle se remet à manger normalement voire plus, pour compenser la période de disette. Or si le métabolisme de base fonctionne a minima, le corps brûlera moins de calories au repos qu’avant la période de restriction alimentaire et donc stockera toutes les calories absorbées en trop. » Et voilà comment les kilos perdus reviennent et parfois même en plus grand nombre. D’où l’envie de se remettre au régime, etc. Le fameux et redoutable effet yoyo !

Autres effets délétères des régimes : les risques de déminéralisation osseuse et les carences en nutriments. Par ailleurs, pendant un régime hypocalorique, le corps ne va pas uniquement puiser dans la masse grasse pour avoir de l’énergie, mais il va aussi puiser dans les réserves de protéines des muscles. Résultat : on perd du poids mais pas que du gras.

 

Le sport comme régulateur du métabolisme

Pour mincir dans la durée, exit les privations inutiles ! Place à la restructuration nutritionnelle et surtout, au sport.

« Le sport est l’allié absolu lorsque l’on fait attention à ce que l’on mange. En pratiquant une activité physique, on impacte directement la consommation d’énergie du corps. Lorsque l’on développe sa masse musculaire, le corps dépense plus d’énergie et puise davantage dans ses réserves de graisses pour « nourrir » le muscle au quotidien et pendant l’effort. Et c’est grâce à ce mécanisme physiologique que le métabolisme de base augmente. La conséquence directe est que le corps consomme alors plus de calories à l’état de repos et en stocke moins. » Le sport a donc un impact direct sur la consommation d’énergie pendant l’effort mais aussi après, lors de la récupération.

Par ailleurs, l’activité physique stimule la sécrétion d’hormones, parmi lesquelles figurent les endorphines, des messagers anti-stress et plaisir qui génèrent une sensation de bien-être. » Finalement, non seulement on sculpte sa silhouette mais en plus on se sent bien mieux moralement. Certains on même davantage envie de bouger. Le cercle vertueux est en marche. 

 

Force et endurance, un combo gagnant

Mais, combien de temps faut-il pour voir augmenter sa capacité musculaire ? « Ce n’est pas si long que ça ! A raison de 2 à 3 séances par semaine, on voit, en moyenne, des résultats significatifs au bout de sept semaines. » Sept semaines pour se refaire « une santé » et se ciseler une belle silhouette, ce n’est pas cher payé.

A condition de miser sur le sport le plus efficace. Selon Jean-Bernard Fabre, il est impératif de coupler endurance et musculation. « Les dernières études montrent que leur pratique combinée est le meilleur moyen de fondre. Lorsque qu’une personne soumet son corps à un travail dit de « force » avec une intensité d’effort assez élevée (musculation, pump®, abdos-cuisses-fessiers, TRX®…) cela provoque une décharge d’adrénaline qui a pour effet de forcer les adipocytes à relarguer de la graisse dans le sang, graisse qui sera ensuite brûlée par l’organisme lors des sports d’endurance cette fois (cardio training, vélo, running, marche rapide, fitness, natation…). » On peut piocher une activité parmi chacune de ces disciplines, le plus important étant d’alterner endurance et effort à raison d’au moins deux séances par semaine. De cette façon, le corps va créer du muscle, brûler la graisse et développer en plus ses capacités cardio-respiratoires. Un bon point pour l’oxygénation tout entière de l’organisme. 

Et puis rappelons qu’une activité physique est particulièrement recommandée lorsque l’on vieillit. Avec l’âge, la masse musculaire diminue et avec elle le métabolisme de base. Et jusqu’à maintenant, on n’a pas trouvé mieux que le sport pour garder ce dernier à niveau. Alors, à vos baskets !

 

Vous avez minci et vous êtes mise au sport pour ne pas reprendre vos kilos perdus ? Racontez nous !

 

*président de Esp-Consulting centre d’expertise du sport et chercheur en physiologie de l’exercice.

(Photo: Bernard Jacquot)