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09:0023/07/2014MOOD

Nutrition : la tomate superstar

Tomate, nutrition, minceur, beauté, bien-être, santé, fruit

Riche en caroténoïdes, comme le lycopène, anticancéreux et anti-AVC, la tomate est, en outre, de faible apport calorique et glucidique, tout en regorgeant de vitamines (surtout A et C) et de minéraux. Un fruit en or ! Par Sylvia Vaisman.


Originaire d’Amérique centrale, la pomodoro, comme l’appellent les Italiens, est un fruit (et non un légume d’un point de vue botanique) à nul autre pareil. Sa forte teneur en eau (94 g/100 g) et en fibres (1,2 g/100 g) permet de diminuer facilement la densité calorique d’un repas. Quelques rondelles ou cubes par-ci par-là apportent en effet du volume, donc un sentiment plus rapide de satiété, sans charger l’addition calorique finale (0,21 kcal/g, soit deux fois moins que la carotte râpée ou la mandarine). Plus précieux encore : son incroyable richesse en composés antioxydants, notamment en lycopène (3 mg/100 g), l’un des plus puissants caroténoïdes du monde végétal. Ce pigment, qui donne sa jolie couleur rouge à la tomate, serait une pièce maîtresse du fameux régime crétois dont les bienfaits sur le système cardio-vasculaire viennent à nouveau d’être confirmés (1).

 1. Étude espagnole publiée le 25 février 2013, dans la revue médicale
The New England Journal of Medicine.

 

Le lycopène et ses pouvoirs inégalés

Outre les vertus d’une alimentation riche en fruits et légumes, le lycopène en tant que tel semble doté d’un effet protecteur spécifique inégalé. Une étude finlandaise, publiée en octobre 2012 dans la revue Neurology, a prouvé l’existence d’un lien entre le taux de lycopène dans le sang et le risque d’accident
vasculaire cérébral (AVC). Plus de 1 030 hommes âgés de 46 à 65 ans ont été suivis pendant douze ans. Parmi les 259 participants présentant la concentration la plus élevée de lycopène, onze ont été victimes d’un AVC, alors que chez les 258 sujets dotés du taux le plus faible, 25 ont subi le même sort. Soit + 125 % ! C’est sans doute la raison pour laquelle de fortes doses de lycopène sont également associées à un moindre déclin des fonctions cognitives avec l’âge, comme l’a montré Claudine Berr, directrice de  recherches à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) de Montpellier. Or 85 % du lycopène que nous ingérons provient des tomates et de leurs dérivés : sauce, jus, soupe, ketchup… Les 15 % restants sont issus de notre consommation de betteraves, de pastèques, d’abricots et de pamplemousses roses. D’où l’intérêt inestimable de cette star de l’été.

Nombre de travaux scientifiques ont en outre montré que le lycopène avait aussi un vrai pouvoir  anticancéreux. Il préviendrait notamment la prolifération des cellules tumorales au niveau de l’estomac, du pancréas et du côlon. Et, chez les hommes, il réduirait également de 20 % à 35 % l’incidence du cancer de la prostate. Cette affection est d’ailleurs beaucoup moins fréquente dans les pays grands consommateurs de tomates, comme l’Italie, l’Espagne ou le Mexique. En réduisant l’inflammation générée par l’excès de graisse abdominale, le lycopène semble, de plus, capable de prévenir l’apparition du diabète de type 2.

 

À consommer plutôt crues ou plutôt cuites ?

Autant donc ne pas se priver pendant les mois d’été de salade grecque ou de gaspacho. Mais aussi et surtout de tomates à la provençale, de tomates farcies aux légumes ou de riz à la tomate, « dans la mesure où le lycopène est plus disponible pour l’organisme après cuisson », indique la diététicienne Angélique Houlbert. En effet, la chaleur détruit les parois des cellules végétales et libère le lycopène
emprisonné à l’intérieur. C’est pourquoi la sauce ou le concentré de tomate en apportent davantage que les
tomates fraîches. Mais pour pouvoir bénéficier pleinement de ses vertus, encore faut-il qu’il soit absorbé. Comme tous les caroténoïdes, le lycopène est liposoluble, c’est-à-dire qu’il a besoin de corps gras pour passer la barrière de l’intestin et être acheminé jusqu’aux différents organes. Donc, n’oubliez pas le petit filet d’huile d’olive, de colza ou de lin, première pression à froid si possible. Afin de varier les plaisirs, vous pouvez aussi saupoudrer quelques pincées d’amandes broyées sur vos spécialités à la tomate ou encore y glisser quelques fines lamelles d’avocat.


La tomate s’accommode de mille et une façons. Cependant, toutes les associations ne sont pas heureuses. Quelques aliments semblent perturber l’absorption du lycopène. C’est le cas notamment du crabe, des crevettes, de la truite, du saumon et des chanterelles, qui tous contiennent de la canthaxanthine,
un pigment orangé qui peut entrer en compétition avec lui. Vérifiez également la liste des additifs présents dans les plats industriels transformés que vous achetez : certains en renferment également, caché sous le code E161g, comme les saucisses de Strasbourg. Avis aux amatrices !

 

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