, le plus près possible du tag d’ouverture. Date de création : 02/10/2011 -->

« Du bons sens pour rire | Page d'accueil | Les plus de la cosméto textile »

10:4427/06/2013Les partis-pris d'Inès, MOOD

Les partis pris d'Inès

ines.jpgLa chronique d'Inès de la Fressage

SE MASSER LE SCALP

Ma petite lectrice et désormais amie, comme tu le sais, jai une double vie: lorsque je ne suis pas grand reporter àVotre Beauté, jai un autre métier, je fais la Parisienne. Cela consiste principalement à expliquer quen France on sait se bidouiller un look avec trois trucs trouvés au Monoprix et que lon na pas besoin d’être Gates (le Rothschild du XXIe siècle) pour être canon.

Je rentre d’ailleurs à l’instant d’un voyage à New York (oui, je sais, jai une vie de rêve), où jai de nouveau expliquéà quel point les Françaises étaient astucieuses et bien chaussées (la raison de ce déplacement étant 
principalement la sortie du dernier livre sur Roger Vivier).
J
ai donc rencontré une armée de journalistes – enfin, de collègues – aux cheveux soignés et épais, aux ongles parfaitement manucurés et maquillées aussi bien que les mannequins de notre magazine préféré.
Rien d
’étonnant: malgré un emploi du temps de minestrone, jai pris le temps de passer dans un de ces supermarchés de la beauté où lon peut trouver trente marques de vernis à ongles et tout autant de produits décolleurs de racines, gonfleurs de scalp et autres potions fascinantes.
 

En découvrant la quantité de flacons proposée, on éprouve vite une sorte divresse, mais quimporte livresse pourvu quon trouve le flacon!
Oui, mais lequel?!
Consciencieuse et laborieuse, 
je me suis lancée dans un interrogatoire en bonne et due forme 
de mon copain Julien Farel. Mais si, ma petite lectrice, tu le connais, tu las vu dans tous les reportages sur «ces Français qui réussissent en Amérique». Cest LE coiffeur à la mode de Manhattan.
Eh bien voil
à que le Julien, tout à coup, dans un grand élan de générosité franco-solidaire, me sort sa pierre philosophale en épelant: «Restore!»
Moi, je me dis
: ces migrants, au bout dun moment, ils en oublient leur latin et, comme une espèce de Garou, il me parle franglais tout en arrangeant ma frange. Très vite, je comprends que ce coiffeur «multisalonaire» a inventé une lotion dont les Américaines sont folles: Restore*, qui nettoie 
les cheveux sans les laver ni les décaper. On lapplique sur le scalp à sec puis on rince après avoir massé. Et on est tout hydratée et revitalisée!

Ce faux shampoing est 
l’équivalent de la carte à puce dans la création capillaire.
Ma mine envieuse et
épatée arrive à convaincre Julien de mapporter de son élixir à tifs dès le lendemain.
Toi qui te plains g
énéralement de la mondialisation, eh bien maintenant je sens que tu vas avoir un but dans la vie: trouver une copine qui va à 
New York et qui puisse ten rapporter, nest-ce pas?!

*Décliné pour cheveux normaux, colorés ou frisés.