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10:5404/04/2013NEWS

Le sport et moi...

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... c'est un peu je t'aime / moi non plus.
Il y a des hauts (septembre : les bonnes résolutions) et des bas (mi-février : ma seule résolution est de rester terrée sous la couette en attendant que ça passe). Voire des très hauts (allez zou, je casse ma tirelire pour m'offrir un abonnement dans un club hors de prix : forcément, ça me motivera) et des très bas (ma tirelire en morceaux pour trois cours de yoga en trois mois, pas de quoi être fière)...

Parfois je me dis que le sport, on l'a dans le sang (ou pas), que c'est un truc inné, il y a des filles sportives dès la naissance, et d'autres qui seront définitivement gauches dès qu'elles chaussent des baskets (devinez à quelle catégorie j'appartiens). Et puis j'entends parler de la soeur de la cousine de machine, qui est soudainement devenue "accro" au sport, tellement qu'elle ne peut plus s'en passer, elle n'imagine pas la vie sans sa demi-heure de jogging quotidienne (horreur) ni ses trois heures de fitness chaque week-end (angoisse).

Pourtant, il y a des périodes où je sens que je tiens le bon bout, je suis ultra-motivée, je ne loupe aucun cours, pour un peu je me sentirais (presque) aussi à l'aise que la bombasse en justaucorps fluo, la chouhoute du prof (Dieu qu'elle m'exaspère avec ses petites moues !). Moi le prof ne vient me voir que pour me décoincer lorsque j'ai une jambe emmêlée derrière le dos (comment en suis-je arrivée à cette improbable position ? Mystère). 

Il y a quelques semaines, après un hiver acharné à me rendre à ma salle de sport, bravant les tempêtes et autres éléments déchaînés, j'ai fini par admettre que ce n'était définitivement pas mon truc. Je n'y peux rien, je ne me sens pas appartenir à cette communauté qui s'échine collectivement en poussant des grands cris. Personne n'a de cellulite, ça m'énerve.

Le week-end de Pâques, je suis allée chez des amis à la campagne, avec ma fille de sept ans. On a fait une balle au prisonnier géante, enfants et adultes mélangés, nous étions une bonne vingtaine à nous ébrouer dans le jardin.
Et qu'est-ce qu'on a ri... On a joué pendant plus d'une heure, courant dans tous les sens, faisant parties sur parties, revanche après revanche.
Mon équipe a perdu, mais moi je me suis éclatée. Après, je me sentais bien, les joues rosies, en forme. J'ai mangé des oeufs de Pâques sans mauvaise conscience (à part la vague honte d'avoir piqué les meilleurs aux enfants).
Et je me suis dit que le secret du sport, pour moi, c'était finalement peut-être ça : un moment à partager avec des gens que j'aime, un moment régressif qui fait penser à l'enfance, au corps libéré de ses entraves, sans enjeu, sans se soucier du regard de l'autre. Juste pour le fun. 

Alors voilà, je me bouge, mais autrement. Et ça me fait du bien. A chacune de trouver son fonctionnement. Certaines ont besoin de l'adrénaline d'un cours collectif, de la motivation d'un bon prof, d'autres d'être en extérieur, d'autres enfin préfèrent une pratique solitaire et concentrée, comme la natation.
Mais pas question de s'auto-flageller ni de se forcer : c'est comme les régimes, ça ne marche qu'un temps. Et à long terme, c'est plus contre-productif qu'autre chose.

Et vous, quelle est votre relation avec le sport ? Un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout ?...

PS : que les choses soient claires, si j'avais la silhouette de la jeune fille de la photo ci-dessus, je ne m'échinerais pas à courir derrière un ballon. Cela dit, c'est peut-être grâce au sport qu'elle a, justement, cette silhouette. Ou est-ce juste qu'elle a une vingtaine d'années de moins que moi ?...

Par Elsa Margot-Amari

Photo Brice Darmon / Réalisation Lauriane Seignier