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17:0624/06/2012Hot topics, News

La tendance locavore

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À l’heure où toutes les marques, ou presque, « font » du bio, certaines se distinguent en misant sur leurs ressources régionales. Nouvelle lubie marketing ou réel intérêt écologique ?


Le made in local, nouvel eldorado de la cosméto bio ? Toute une génération de marques de niche y croit dur comme fer. Après tout, pourquoi traverser la moitié de la planète pour trouver un extrait végétal quand on peut piocher dans son terroir ? Regroupés dans des pépinières d’entreprises, parfois avec le soutien des collectivités, ces « beauty entrepreneurs » s’inspirent du mouvement alimentaire locavore, qui met en avant une consommation de produits frais, de saison, récoltés et revendus dans un rayon de 150 kilomètres maximum. Mais, en beauté, quel est l’intérêt ? Il réside surtout dans la traçabilité des ingrédients utilisés : pomme normandes, décoctions de plantes d’altitude, fleurs sauvages du maquis corse, algues du littoral breton… Mais pas seulement.

Un engagement éco-responsable

Ces marques militantes vont plus loin et appliquent ce local spirit à l’ensemble de leur chaîne de fabrication : des chimistes aux fournisseurs de flacons, en passant par les imprimeurs ou les prestataires de transport, tous sont sélectionnés pour leur engagement éco-responsable, dans la région quand c’est possible, et jamais hors de l’Hexagone. En plus d’attirer la sympathie des consommateurs, en quête d’authenticité et de transparence sur l’origine de ce qu’ils achètent, la démarche a l’avantage de booster l’économie locale et de créer du lien entre les entreprises d’une même région.

Mais elle n’est pas sans contraintes. Les possibilités d’étoffer les formules restent très limitées. Idem pour les quantités produites. Sans compter qu’au niveau des prix l’addition grimpe vite. Faire appel à un verrier ou à un herboriste du coin coûte évidemment plus cher que de travailler avec une usine en Espagne ou en Chine. Les consommatrices sont-elles prêtes à débourser plus pour un produit somme toute « basique » sous prétexte qu’il est entièrement fabriqué dans la région ? Quant à l’exportation, on touche là aux limites de l’exercice : même en optant pour un transport par bateau au lieu de l’avion, l’impact écologique zéro n’existe pas. Espérons que cette démarche ne fasse pas à terme les frais de son propre système. 

Charlène Favry

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Le choix de VB:

Alorée. Soutenue par une pépinière d’entreprises du Languedoc-Roussillon, Alexandra Croce a privilégié un sourcing local pour développer son actif-clé, un extrait de chlorophylle oxygénant extrait de jeunes pousses d’orge. Fluide hydratant city-proof.

Pulpe de Vie. Des cosmétiques smoothie à base de fruits & légumes bio de la région PACA et un partenariat avec l’association « Un toit pour les abeilles ». On aime, et tout particulièrement ce masque qui défroisse le regard en cinq minutes. Fais-moi de loeil, masque frais contour des yeux.

Elévation 3196. Son créateur s’est inspiré des principes ancestraux de l'herboristerie et remplacé les 70% d'eau « inerte » que contient en moyenne un produit par une infusion de plantes de haute montagne fabriquée en Savoie.

Britanie. Quatre paysages bretons, quatre ambiances, et une volonté de travailler en local, « pas toujours moins cher, mais plus éthique et plus serein », selon la créatrice Stéphanie Seznec. Mention spéciale pour ces petits savons aux allures de caramels au beurre salé. Savons Côte de Granit rose et Côté d’Emeraude.

Crédit photo : Fred Meylan

Packshots: Pascal Moraiz

 

 

Commentaires

c'est de nouveau moi, Eglantine, j'ai lu avec attention votre article Charlène, mais le bio j'en suis revenue, je m'explique, l'odeur, il n'y a pas longtemps j'ai acheté un gel douche bio, et bien, fini, je reprends mes produits traditionnels. Le lait corporel bio, plus jamais, peut être je suis trop tradition, ça doit être ça

Écrit par : eglantine | 26/06/2012

merci églantine de nous lire avec attention! ça fait plaisir! sachez que la cosméto bio fait de sacrés progrès en ce moment, mais ici j'ai surtout voulu pointer une jolie démarche plus économique, sociale, que purement cosmétique. en période de crise, c'est bien que de petites entreprises stimulent le tissu économique local et mettent en valeur leur terroir, qu'en pensez-vous?

Écrit par : charlene de VB | 26/06/2012

Bonsoir Charlène, et il est vrai qu'en nos temps actuels, les petites entreprises qui mettent en + le terroir et stimulent le tissu économique local. Petite question : tous ces produits que vous évoquez dans votre article, on les trouve où ? Sur INTERNET, dans les parapharmacies, ou magasin tel la vie claire ou nature et découvertes ?

Écrit par : eglantine | 26/06/2012