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07:1318/03/2010NEWS

J’ai fêté mon anniversaire au Botox !

Botox-rides.jpg

Pour ses 40 ans, Alice, chercheuse en mathématiques fondamentales, s’est offert une injection de Botox. Un vrai cadeau ? Mieux : un tournant dans sa vie, qu’elle a habilement négocié.

Propos recueillis par Loly Clerc

"Le monde de la recherche, en mathématiques fondamentales, est parfaitement clos. C’est un œuf énorme, à l’intérieur duquel mûrissent les théories qui feront le monde de demain. Autant dire que dans cette atmosphère raréfiée, je n’ai jamais discuté de l’existence du Botox, encore moins de ses mérites.
Ici, je parais comme une anomalie : une femme coquette, qui ne se déplace pas en chaussettes, Birkenstock, pantalons baggie et gros pulls.
À Lyon, l’hiver est assez froid, mais cela n’empêche pas le style, et le maquillage. Enfin, le soir, parce que, dans la journée, j’oublie.

Donc, mes copines, collègues chercheurs comme moi, préfèrent la beauté de la théorie des ensembles à celle qui compose les traits d’un visage. Les mathématiques booléennes et les algorithmes leur posent plus d’angoisse que l’avancée des rides.
Et moi, je m’affole devant les deux : les dégâts de l’âge sur la peau et les théorèmes de la dualité.
Je me suis donc documentée très sérieusement sur tout ce qui retarde la ride véloce.
Il me paraissait dès lors évident qu’une fois les 40 ans atteints, j’aurais mon premier Botox.

"JE VAIS VOUS CASER VERS 19H."

J’avais bien réfléchi : réversible, peu visible, ne provoquant aucune indisponibilité sociale, quasiment indolore, je trouvais ça idéal.
J’ai une ride du lion assez marquée, au point que l’été, elle dessine une ligne blanche, que je dois bien entendu corriger.
Mes paupières tombent légèrement, et je n’ai pas envie d’un geste chirurgical, comme disent élégamment les médecins.
J’avais donc deux zones d’intervention pour mon Botox.

Je ne savais à qui m’adresser. Je ne fréquente pas tellement les dermatologues. J’ai donc posé la question à une copine qui a de sérieux problèmes d’acné (à notre âge, en est ce encore ? Je n’ose pas lui demander). Elle m’a donné deux adresses parmi les meilleures de la ville.

Le premier était charmant, et l’idée que je m’offre une injection de Botox pour mon anniversaire l’a fait rire. « Votre anniversaire, c’est donc… » Il a regardé ma fiche. « Après-demain ? O.K., je vais caser ça… vers 19 h. Ça vous va ? ». J’ai protesté que respecter les dates était inutile, mais il y tenait. Charmant, je vous dis.

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Donc, le surlendemain, me voici dans son cabinet.
Il dessine sur mon front et mes paupières une marque au feutre, et il pique. « J’ai mis un anesthésiant léger pour que vous ne sentiez rien. » Non, effectivement, je sens à peine une piqûre, trois en fait. Et rien d’autre, au point que je me demande si c’est bien sérieux, cette injection, si vraiment l’effet promis sera là. Le tout a pris trois minutes.

Je m’inquiète pour la forme : « Je ne sens rien, je ne vais pas avoir une réaction ? » Il m’assure que puisque nous avons vérifié auparavant les risques d’allergie (zéro !), il ne voit pas ce qui pourrait coincer. Mais devant ma soudaine angoisse, il me propose de le rappeler demain si j’ai le moindre souci. Une fois, effacé le feutre, je n’ai qu’un petit point rouge. Dans la rue, je scrute mon visage dans chaque reflet, dans chaque miroir. Non, vraiment rien.

Mon mari m’a invitée à dîner chez Troisgros, et n’a rien remarqué. De toute manière, je sais qu’il faut attendre pour constater l’effet. Trois jours de suite, je me lève et me précipite dans la salle de bains pour constater les progrès. Le troisième matin, c’est spectaculaire. Mes paupières ne tombent plus, ma ride est pratiquement effacée. Bonheur total !

Quinze jours après, nouveau rendez-vous pour voir si la dose a suffi. Effectivement, tout va bien. « Il ne faut pas en abuser, m’explique le dermatologue, cela fige le visage et le transforme complètement. » Cependant, six mois après, j’ai recommencé. Là, nous étions d’accord tous les deux. J’irai probablement fêter mes 41 ans au Botox.

J'AI ENGAGE UNE BATAILLE SOFT AVEC LE TEMPS

Cette minuscule intervention m’a fait un bien fou ! J’ai l’impression – cela peut paraître futile – d’avoir fait l’essentiel pour passer ce cap et être en paix avec moi-même. Mon image est mon problème : je pense souvent que, sur une île déserte, j’aurais exactement le même souci. Il s’agit d’une exigence personnelle, pas du tout du regard de mon entourage ou plus largement des autres. Pour simplifier, je dirais qu’il n’y a que moi que je cherche à séduire.

Le Botox a aussi été le signal d’une prise de conscience plus générale, une sorte de mise en ordre.
J’ai fait la part de ce que j’aime et n’aime pas en moi, ce qui me déplaît au point de désirer le changer ou non.
Ainsi, mes mains sont légèrement marquées, et ça ne me gêne pas du tout.
Mon ventre a quelques plis, mais rien de plus normal : j’ai eu quatre enfants, c’est mon histoire.
En revanche, j’ai décidé d’être plus disciplinée pour mon visage. Avant, je me démaquillais le soir une fois sur deux. Maintenant, c’est chaque soir, et je me mets de la crème (j’ai essayé la Crème de la Mer, elle vaut le coup, même à ce prix-là !).
J’ai renoncé à m’exposer au soleil, et j’ai opté pour un autobronzant hydratant.
Voici plus d’un an que je fais de la gym deux fois par semaine, je me suis mise au jogging le dimanche sur les bords de la Saône, avec une amie, et j’ai de nouveaux réflexes alimentaires.

Est-ce que 40 ans et le Botox marquent un tournant ? Oui, c’est certain.
J’ai un peu l’impression d’avoir engagé une bataille soft
avec le temps, une manière de l’accepter tout en minimisant ses effets. C’est pour cela que j’ai aimé le côté léger de cette intervention. Peut-être que j’aurai recours à d’autres techniques plus tard, et pour mes 50 ans, pourquoi pas un tout petit lifting ?
Au fond, je me sens formatée par la pression ambiante bien plus que mes collègues en Birkenstok. Mais j’ai envie de continuer à me plaire, et c’est à ce prix. Tant pis !"

POUR RAVIVER... LA MEMOIRE

Quelques petits rappels à propos du Botox.
Il s’agit d’une protéine issue d’un bacille responsable du botulisme, qui a pour effet de bloquer les contractions musculaires. Mêlée à du sérum physiologique, elle est injectée à petites doses.
Pour l’injection, il faut faire appel  soit à un dermatologue, soit à
un médecin spécialisé en chirurgie plastique, dermatologie ou chirurgie maxillo-faciale.

Attention, il existe des contre-indications : grossesse, allaitement, hypersensibilité connue à la toxine ou trouble de la transmission neuromusculaire.
L’effet du Botox se fait sentir en trois à quatre jours.
Les rides réapparaissent au bout de quatre à six mois environ.

Coût de l’injection : 400 € environ, selon l’emplacement et l’importance de l’injection.

Le laboratoire américain Allergan ayant perdu le monopole qu’il détenait avec Vistabel®, nom sous lequel le Botox® est utilisé en médecine esthétique, la concurrence devrait désormais faire baisser les prix, voire et améliorer les pratiques de ces injections.

Commentaires

super l'article mais si je peut me permetre cher Elsa la photo qui l 'ilustre est un peut mal choisie , puisque le botox ne s'injecte pas dans les lèvres , enfin bon c'est un détail , les femmes qui lisent vb savent tout sur les injectables , bonne journée !

Écrit par : Rachel | 18/03/2010

et aussi en ce qui concerne les prix : pas de baisse de prix pour l'instant, les labos se sonts mis d'accord entre eux , c'est mon docteur pic pic qui me l'a dit !

Écrit par : Rachel | 18/03/2010

et aussi en ce qui concerne les prix : pas de baisse de prix pour l'instant, les labos se sonts mis d'accord entre eux , c'est mon docteur pic pic qui me l'a dit !

Écrit par : Rachel | 18/03/2010

Rachel, vous avez complètement raison pour la photo mal choisie !...
Quant aux prix, seul l'avenir nous le dira (c'est bien pour ça que nous avons mis la phrase au conditionnel "la concurrence devrait faire baisser les prix"), mais pour l'instant vous avez raison : les tarifs n'ont pas beaucoup bougé...
En tout cas merci pour les précisions et bonne journée !
Elsa.

Écrit par : Elsa, de Votre Beauté | 18/03/2010

Hé oui, c'est la dure condition féminine : se sentir obligée de continuer à plaire, même avec l'âge qui avance. Nous les hommes avons l'impression d'être des privilégiés face à tant d'attention.
Néanmoins, la tendance à l'heure actuelle est aussi à plus de soins et plus d'actions "anti-âge" chez les hommes aussi.
Cela me fait penser au dernier film de Woody Allen (qui est très bien, soit dit en passant) : "Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu", qui traite notamment de la question de la vieillesse...

Écrit par : Drague Academy | 24/10/2010