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15 février 2009
Dans la peau d'une blonde, épisode 10
Dans la peau d'une blonde, ou le récit de mes tribulations capillaires des six derniers mois : chaque jour, un nouvel épisode sur le blog...
Vous avez loupé le début ?
Cliquez sur ce lien : Dans la peau d'une blonde, premier épisode.
Episode précédent : Dans la peau d'une blonde, épisode 9.
Episode 10 : étude sociologique
J'ai donc pensé que cette parenthèse cauchemardesque était derrière moi. Que j'allais enfin savoir "ce que ça fait d'être blonde". C'était d'ailleurs la question que me posaient toutes mes copines, avec beaucoup de curiosité : "Qu'est-ce que ça change ?"
Ben, pas grand chose à vrai dire. Non, je n'avais pas l'impression que les hommes me regardaient davantage. Non, le regard des gens en général n'avait pas changé.
Il faut dire que je ne parvenais toujours pas à assumer ce nouveau statut : je conservais mes cheveux strictement attachés avec moult barrettes et épingles, je ne les lâchais quasiment jamais.
Blonde, je n'étais pas moi. Rien à faire, je ne me reconnaissais pas. Au fil des mois, je pensais que ce sentiment allait se dissiper, mais non. Au contraire, ça empirait. Le matin dans la glace, je ne pouvais pas m'empêcher de ma dire : "Mais qui est cette fille ?" Rien de tragique, juste une étrange sensation d'imposture.
Au fil du temps, j'ai fini par prendre cette aventure comme une sorte d'expérience intérieure.
J'en ai tiré les conséquences : non, changer de couleur de cheveux n'est pas anodin, loin de là.
D'abord, il y a l'aspect symbolique : pourquoi ai-je voulu devenir blonde ? Que représente cette couleur ? Pourquoi reste-t-elle un fantasme partagé par autant d'hommes (et de femmes) ?
Et puis cette grave interrogation existentielle : pourquoi ne pouvais-je m'y faire ?

A Noël... Toujours blonde.
J'ai questionné mes copines et leurs jules. J'ai lancé le débat dans tous les dîners auxquels j'étais conviée, toutes les soirées (y compris le soir de Noël, ce qui a fini par soûler tout le monde).
Et je me suis rendu compte que, tout superficiel qu'il est, le sujet de la blondeur faisait réagir tout le monde. Chacun a avoué y avoir pensé un jour, y compris certains hommes.
Pourquoi ? Les avis et les anecdotes fusaient. D'abord, il y a le symbole, universel celui-là, de la féminité, de la sensualité (cf. Marilyn).
Mais il y a aussi l'image de la candeur, de l'innocence, de l'enfance (mon mari avançant même l'hypothèse que j'avais voulu me rendre ainsi "plus proche" de ma fille, qui est blonde comme les blés) (suggestion qui m'a laissée sans voix, mais bon).

Mes cheveux d'"avant"... et ceux de ma fille : aurais-je été jalouse de ses cheveux d'ange ?
Le blond réussirait ainsi à réunir tous les éléments de "la" femme : à la fois très féminine, sexy, mais aussi femme-enfant, fragile, qui a besoin d'être protégée.
Il faut croire que je ne suis ni femme fatale ni femme-enfant, encore moins un mixte des deux, car tout le monde était d'accord sur un point : le blond ne m'allait pas.
La suite : cliquez sur : épisode 11
07:01 Publié dans Coulisses | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Commentaires
Bonjour, ma femme suit votre blog assiduement et avais l'idée folle de se teindre en blonde. Inutile de vous dire que grâce à vous, elle y réfléchit à deux fois et fais plus qu'hésiter. D'ailleurs votre histoire rejoint complètement les avertissements que je lui donnait face à cette volonté. Attention, ma femme fait ce qu'elle veut, je lui laisse toute liberté, mais parfois, comme elle le fait pour moi, je la protège d'elle même. Merci pour ce service bien involontaire. Mêm si je vous trouve toute à votre avantage en blonde Elsa, mais je comprends votre choix. Bonne continuation.
Ecrit par : Pierre | 26 février 2009
Eh bien vous savez quoi Elsa? J'ai beau vous observer sous toutes les coutures, je ne trouve pas que ce blond vous aille si mal que ça! Cela dit, plusieurs de vos photos sont en noir et blanc, ce qui est un peu trompeur...Mais très honnêtement, je ne vous trouve pas défigurée, loin de là!
Je comprends cependant votre difficulté à vous adapter à votre couleur. Si je fais quelques mèches, même discrètes je reviens toujours désespérée chez moi en pleurnichant "mais chéri, tu te rends pas compte, je suis blonde!" Je sais que mon cher et tendre n'ose pas me répondre: "Ah parce que c'était pas le but recherché?" Il sent bien qu'en ces moments de crise existentielle, il vaut mieux ne pas trop insister!
Je pense que vous avez parfaitement analysé ce qui nous attire et nous repousse dans la blondeur. Personnellement, je cherche toujours à retrouver le blond perdu de mon enfance, mais je rejette les blonds trop marqués de "femme fatale"...Un psy se régalerait avec tout ça!!!
J'attends avec impatience la suite!!!
Ecrit par : Isabelle | 26 février 2009







