, le plus près possible du tag d’ouverture. Date de création : 02/10/2011 -->

« Sérénitude | Page d'accueil | Dans la peau d'une blonde, épisode 9 »

08:0513/02/2009NEWS

Dans la peau d'une blonde, épisode 8

Cheveux-coupe.jpgDans la peau d'une blonde, ou le récit de mes tribulations capillaires des six derniers mois : chaque jour, un nouvel épisode sur le blog...

Vous avez loupé le début ?
Cliquez sur ce lien : Dans la peau d'une blonde, premier épisode.
Episode précédent :
Dans la peau d'une blonde, épisode 7.

Episode 8 : la rentrée

Bon. Après tout, j'avais ce que je voulais : j'étais blonde. Mais blonde moche. Too much. Le retour à Paris fut atroce : embouteillages monstres, vomi non-stop à l'arrière, d'où arrêts fréquents sur les aires d'autoroute, files d'attente devant les toilettes, auto-coups d'oeil en biais dans les miroirs (rétroviseurs, etc.), qui me renvoyaient tous le même reflet désespéré d'une blonde ratée.

Chez moi, j'ai essayé l'ensemble de ma garde-robe : peut-être que des vêtements plus adaptés à cette nouvelle couleur sauveraient la mise ? Bof. Un nouveau maquillage ? C'est vrai que ça arrangeait un peu les choses, mais rien de spectaculaire non plus. Et si je me faisais plein de shampoings, la couleur finirait pas bien par "passer" un peu, non ? En fait, Ginette avait bien fait les choses. Le blond était incrusté et refusait de céder le moindre millimère de terrain.

Ensuite, les choses se sont accélérées (rentrée de ma fille à la maternelle, organisation, nounou, etc.), et j'ai un peu oublié mes histoires capillaires. Le jour de mon retour au boulot, j'étais même plutôt amusée, impatiente de voir la réaction de mes collègues de Votre Beauté. Je n'ai pas été déçue.

L1000214.jpg

"Mais qu'est-ce que tu as fait à tes cheveux ?!", telles furent les premières paroles de mes collègues. Ce n'était qu'un début.
Toute la journée, les gens (hommes et femmes) s'arrêtaient devant moi, l'air dubitatif (au mieux), hilare (au pire), parfois limite en état de choc.
Ils touchaient mes cheveux, regardaient en-dessous, au-dessus. "C'est zébré", "Pourquoi elle n'a pas fait les racines ?", "On ne te reconnaît pas, c'est tellement bizarre", "Et la coupe, ce n'est pas ça non plus". Au moins ça avait le mérite d'être franc.
J'ai attaché mes cheveux, mais le mal était fait.

Pendant toute cette première semaine, ça a été l'enfer. Ma boss se creusait la tête pour savoir chez qui m'envoyer pour rattrapper la catastrophe. "Ne vous inquiétez pas, on va arranger ça", me disait-elle, réconfortante. J'avais envie de la supplier : "Oui, sauvez-moi, par pitié, faites quelque chose !", mais j'essayais de prendre un air détaché en affirmant à la cantonnade (qui n'était pas dupe) : "Oh, c'était pour le fun". Tellement drôle.

La suite : cliquez sur : épisode 9

Commentaires

Mais les gens sont méchant avec vous. Ça doit être ce milieux dans lequel vous êtes, qu'est-ce que ça peut leur faire ? Vous avez le droit de faire ce que vous voulez, c'est fou cette pression sociale, je ne comprends pas, vous êtes si jolie, et en blonde aussi. Arrêtez de vous laissez faire ainsi, ça vous va très bien Elsa.

Écrit par : Malika | 24/02/2009

Oui, c'est vrai Malika, c'est très marrant cette histoire mais on se demande ce qu'il y a de si terrible, la beauté est sans doute un milieu ou ces choses là ont plus de poids que pour nous. Je pense que je ne le supporterais pas ! Une chef qui vous repproche votre coiffure ! Pourquoi pas une tenue obligatoire !

Écrit par : Tania | 24/02/2009

Euh... Merci mais bon, vous savez, tout ça n'était pas bien méchant... Ce n'était pas sous la forme de reproche, mais plutôt une sorte de stupéfaction : c'est vrai que quand on est "journaliste beauté", rater sa couleur, c'est un peu un comble. Et l'avantage, c'est que j'étais au meilleur endroit pour avoir les meilleurs conseils de rattrapage... Tout ça était plutôt bon enfant (même si je riais jaune !)...

Écrit par : Elsa, de Votre Beauté | 24/02/2009

Oui, franchement, moi je trouve ça plutôt bien que les gens soient francs. Il n'y a rien de pire que les collègues hypocrites qui vous disent "si si, ça te va très bien", et qui n'en pensent pas moins. En plus sa chef veut l'aider à rattraper la couleur, c'est quand même gentil je trouve. Perso j'aimerais bien pouvoir parler de mes cheveux avec ma chef (mais c'est pas vraiment l'ambiance de mon boulot !).

Écrit par : Nath | 24/02/2009

Moi c'est l'inverse, ma teinte chatain ne me convenait pas et je suis devenue brune-brune il y a des années. La solution est simple pour se foncer, il suffit de bien se faire teindre par petites mèches, une par une. Il faut bien prendre son temps pour rendre ce genre de choses belles, et ça peut être agréable à terme de se laisser faire par un coiffeur aguéri. Moi, je me le fais faire tous les mois, je ne pourrai plus m'en passer. Et ce n'est ni ma boss ni mon mari qui me feront changer d'avis.

Écrit par : Bérangère | 24/02/2009