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09:5504/07/2008

Les nouvelles casseroles du sucre

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On le savait responsable de caries, d’obésité, de diabète… Mais aujourd’hui le sucre est soupçonné de bien d’autres méfaits  : il favoriserait la maladie d’Alzheimer, les accidents cardio-vasculaires, les dépressions et même certains cancers.

Peur justifiée ou  diabolisation excessive ?
Nous avons enquêté auprès des nutritionnistes, cancérologues, diabétologues les plus pointus, en France et à l’étranger.
Un dossier réalisé par Marie-Françoise Dubillon, rédactrice en chef beauté du magazine.

Ce n’est pas un hasard si toutes les candidates à la minceur doivent réduire de façon drastique – voire supprimer – leur consommation de sucre, du moins en phase d’amaigrissement.
« Il ne se passe pas un mois », affirme le Dr Réginald Allouche diabétologue et fondateur de Kot (produits minceur « satiété et plaisir »), « sans que les journaux médicaux spécialisés (Lancet, Jama, American Society of Nutrition, universités australiennes) ne révèlent, outre son impact direct sur le surpoids, d’autres maladies liées à une consommation excessive de sucres (ou hydrates de carbones, ou glucides…).

Plus inquiétant encore, on s’aperçoit que les données médicales sur lesquelles on s’appuyait depuis cinquante ans étaient partiellement fausses. »
"Les notions de sucre lent et de sucre rapide sont totalement dépassées", reprend le Dr Allouche.


On a longtemps cru que certains aliments mettaient plus de temps que d’autres à décharger leurs sucres dans le sang.
C’est faux : pour tous, cette durée oscille de vingt à trente minutes.

Ce qui les différencie réellement, c’est leur capacité à forcer le pancréas à produire plus ou moins d’insuline. »
Avec toutes les répercussions négatives que cette production d’hormones peut avoir sur l’organisme quand elle devient anarchique. "Non seulement les sécrétions d’insuline trop fréquentes, trop brutales provoquent des fausses faims qui poussent à manger à nouveau du sucre, mais elles favorisent en outre le stockage des graisses dans nos adipocytes et freinent leur déstockage », explique le Dr Rougier, auteur de Voulez-vous maigrir avec moi (Albin Michel).

« Il faut savoir aussi que, d’après son mode de cuisson ou les mets qui l’accompagnent, le même aliment peut déclencher des sécrétions d’insuline totalement différentes. Ainsi le pain blanc, vite assimilé, n’est pas un sucre lent comme on le pensait autrefois, contrairement aux pains de seigle, de son ou complet. Autre exemple, la pomme de terre, longtemps considérée comme contenant des sucres lents, se révèle redoutable pour le pancréas en purée, au four, en robe des champs… »


Suivez l’indice
« Pour connaître l’impact d’un aliment sur la glycémie, les chercheurs ont donc mis au point l’indice glycémique (ou IG) », précise le Dr Allard, auteur du Régime glycémique au quotidien.
Pour faire simple, ils ont classé les aliments selon un IG allant de 0 à 100. Entre 70 et 100 : IG élevé, sécrétion d’insuline maximale (bonbons, pâtisseries, sodas…). De 56 à 69 : IG moyen (céréales, fruits…). De 0 à 55 : IG bas (protéines, lipides…).

Mais il faut bien savoir que les sucres sont indispensables à l’organisme. « C’est le principal aliment du cerveau, précise Yann Rougier. Pas question donc de les supprimer, l’idéal, si l’on veut mincir, restant de privilégier des aliments à IG moyen et surtout bas. »

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Sucre et cancer : pas seulement le pancréas

Voici un an a été publiée une étude suédoise menée sur 80 000 hommes et femmes en bonne santé et dont l’alimentation a été surveillée de 1997 à 2005.
131 personnes ont développé un cancer du pancréas. Celles qui consommaient quotidiennement un ou deux sodas voyaient leur risque de tumeur augmenter de 90 % par rapport à celles qui n’en consommaient pas.
Celles qui ajoutaient du sucre dans leur alimentation au moins cinq fois par jour voyaient leur risque de tumeur augmenter de 70 %.
Explication : la sécrétion accrue d’insuline demandée au pancréas semble avoir épuisé cette glande, incapable d’éliminer alors les cellules précancéreuses.

Ces soupçons ont été confirmés par un scientifique américain, Gary Taubs, après une enquête sur des populations isolées (Massaï, Inuit…), qui ne connaissaient pas de cancer puisqu’elles ne consommaient aucun sucre. Mais une fois converties à la nourriture occidentale, ces populations ont vu leur taux de cancer flamber.
Le chercheur américain a alors fait la relation entre les cancers, l’insuline et une hormone appelée « insuline like growth factor ». Il a repéré que cette hormone transforme les cellules précancéreuses en cellules cancéreuses.
Si vous mangez des sucres, vous augmentez le niveau d’insuline, qui fabrique plus d’insuline like growth factor.
Résultat : les cellules précancéreuses deviennent plus facilement malignes.

D’autres études conduites aux États-Unis et au Canada corroborent ces soupçons et tendent à prouver qu’une alimentation trop riche en hydrates de carbones favoriserait également les cancers du côlon, du rectum, et peut-être même du sein.

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Quand le sucre fait mal au cœur

Encore une découverte paradoxale : bien plus que la consommation de graisse, c’est celle de sucres qui provoque des problèmes cardiovasculaires.
Une étude, réalisée pendant vingt ans aux États-Unis sur 82 000 femmes, vient d’être publiée : elle prouve que les principaux facteurs de risque de l’infarctus et d’autres problèmes cardiovasculaires ne sont ni les protéines ni les graisses animales, mais une alimentation riche en féculent et en sucre.
« Encore faut-il privilégier les bonnes graisses, rappelle le Dr Allouche, celles contenant des oméga 3 (poisson des mers froides, huile de colza, d’argan, de noix, de lin…) plutôt que celles avec des oméga 6 (tournesol, maïs, soja). »

 

Sucre et Alzheimer
Autre « casserole » attachée aux hydrates de carbone : une étude américaine, publiée dans le Journal of Biological Chemistry démontre que l’excès de sucre contribuerait au développement de la maladie d’Alzheimer : « L’une des protéines du cerveau, appelée amyloïde, s’agglutine en plaques sous l’effet du sucre, reprend Gary Taubs.
Celles-ci étouffent les neurones ou détériorent leur fonction, ce qui provoque démence ou Alzheimer. Normalement, l’amyloïde (cette plaque) est “nettoyée” par une enzyme qui dégrade l’insuline.
Malheureusement, il y a compétition entre amyloïde et insuline, et c’est toujours l’insuline qui est servie la première.

Quand on absorbe trop de sucre, l’enzyme n’est plus présente en quantité suffisante pour nettoyer les neurones. C’est ce qui pourrait expliquer la hausse du nombre des démences constatée en parallèle avec l’augmentation de la consommation de produits sucrés ces dernières années aux États-Unis. »

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Détox, mode d’emploi
Il est hors de question de supprimer les sucres de notre alimentation puisque, nous l’avons vu, il est le principal carburant de notre organisme (notre cerveau ne se nourrit que de glucose).
Il s’agit de choisir les sucres à indice glycémique bas.

« En moins de trois semaines de privation, les pulsions sucrées devraient avoir disparu, affirme le Dr Allard. Si elles subsistent au-delà, il s’agit d’une dépendance psychique – et non physique – qui peut être soignée par un soutien, sophrologique ou autre. » Quant au professeur Miller, la « papesse » australienne de l’indice glycémique, elle conseille aux accros du sucre les quelques règles suivantes :
• Des changements progressifs : commencer par ceux qui demandent le moins d’effort (un ou deux sucres de moins dans la journée).
• Accompagner les glucides de « bonnes graisses ».
• S’autoriser exceptionnellement quelques écarts mais en veillant à les accompagner, au même repas, de protéines maigres ou de légumes.
• Pour les plus volontaires : arrêter tous les aliments à goût sucré, même les sucrettes. On se déshabitue du goût sucré en trois semaines. Mais il faut bien savoir qu’il suffit d’une ou deux sucrettes ou d’un chocolat pour replonger. L’expérience (l’addiction !) est comparable à la dépendance au tabac. 


A savoir : Le sucre, ce n’est pas seulement le petit morceau blanc (du saccharose) dans votre café.
Les principales sources de sucres ou les aliments riches en glucides sont les céréales, les fruits, les légumes, les légumineuses, les produits laitiers.

Pour connaître leur IG, vous pouvez regarder sur le Net ou vous référer à plusieurs ouvrages.
Celui du Dr Allard, Régime glycémique au quotidien (Hachette Pratique), « le Montignac », la Méthode Montignac illustrée (Flammarion), le Régime IG, d’Anne Dufour et Caroline Garnier (Leduc) et la « bible » internationale, Index glycémique, par le Pr Jennie Brand-Miller (Marabout).

 

Commentaires

il existe un truc sympa et très naturel pour remplacer le sucre: la stevia: un peu chère mais recommandée aux diabétiques :o) un article en béton, j'ai hâte de le lire en entier :o)!!!

Écrit par : celestinette | 05/07/2008

Pas étonnant qu'on devienne tous cinglé avec tous ces articles ,vous voulez effrayer tout le monde ou quoi?
Depuis quand se nourrir est devenu une psychose ,en ce qui me concerne je pense qu'il faut manger de tout sans abus c'est tout et c'est comme ça pour tout dans la vie !
faut arrêter de fumer la moquette a un moment quand même.
ps:mon poids est normal et je pète la forme et je viens de manger un délicieux pain au chocolat lol

Écrit par : lilyvanila | 15/08/2008

Ah ... !!! Après le paraben, les sels d'aluminium, les ondes des télèphones-portables, ... et j'en passe la psychose s'abat sur le sucre !!!!
Nous allons tous devenir fous à force et ne plus savoir ce qui est bon pour nous !
En ce qui me concerne je mange équilibré et je m'adapte : si je craque pour un gros gâteau et bien je mangerais des brocolis au prochain repas !
Pas d'aliments tabous pour moi !!

Écrit par : dolcelolly | 28/09/2008

je souhaite entrer en contact avec le dr Allouche, suis interessée à vendre les alliments minceur en suisse
Je suis suisse et j'habite à genève

Écrit par : Vesna | 19/11/2009