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23:4522/01/2008NEWS

Laura Morante, nouvelle ambassadrice Lancôme, nous reçoit pour une interview

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Jeudi dernier, 15h. Il pleut des cordes, je n'ai pas de parapluie, j'ai l'air d'un chien mouillé. J'ai rendez-vous au Ritz pour interviewer Laura Morante. Et je n'en mène pas large.
Laura Morante, pour moi, c'est l'actrice italienne par excellence, belle, empreinte de cette classe naturelle propre aux romaines. Séduisante, séductrice mais pas trop. Et surtout incroyablement émouvante. Je me souviens de La Chambre du Fils, de Nanni Moretti (Palme d'or à Cannes en 2001), où elle jouait une mère de famille qui vient de perdre son enfant ado. Rarement un film m'aura autant touchée.
Et pourtant, elle y était toute en retenue, sans tralala, sans fioritures, sans pathos.
Une grâce, une finesse dans le jeu, une intelligence dans l'interprétation qui ne peuvent laisser personne de marbre. Troublante, attachante.
D'abord danseuse, comédienne pour le théâtre, puis actrice, la belle, qui a tourné
pour les plus grands, de Danielle Thompson à Alain Resnais en passant par John Malkovich, n'en finit pas de nous surprendre.
Elle est la
nouvelle ambassadrice de la maison Lancôme, pour laquelle elle représente la ligne Absolue Premium Bx, une gamme de soin ultra-complète au Pro-Xylane, molécule anti-âge innovante à laquelle nous avons consacré un dossier dans ce blog (rubrique "Actus").


15h10, ça y est, c'est à moi.
Leslie, l'attachée de presse de Lancôme, me conduit jusqu'à la suite où l'actrice donne ses interviews. Je suis nerveuse comme la veille du Bac, je m'accroche à mes fiches comme une bouée de sauvetage.
Mais en une minute, mon stress s'évapore. Installée sur un canapé Louis XVI perdu au milieu d'une immense pièce toute en dorures,
Laura Morante m'accueille avec un grand sourire. Me demande si je connais l'Italie. Ca tombe bien : mon mari est romain... et il porte le même prénom que le sien.
Nous plaisantons, à l'aise toutes les deux. Elle est sublime et j'oublie mes cheveux mouillés.
C'est parti.

Quelle est votre actualité cinéma ?
Je vais réaliser mon premier film. Ce sont mes premiers pas en tant que réalisatrice, je suis morte de peur... Mais ravie, aussi : depuis longtemps, j'avais envie de paser de l'autre côté de la caméra.
J'écris depuis des années, mais je n'avais jamais eu l'occasion, ou le temps, de passer à la réalisation.
 

Et ce film, il parlera de quoi ?
C'est une comédie, je ne peux pas vous en dire plus... Avec des acteurs français, qui se passe à Paris. Le tournage a lieu en avril. D'ici deux semaines, je m'installe à Paris.  C'est une ville que je connais bien : j'y ai vécu pendant 10 ans.

Vous aimez la vie parisienne ?
J'adore Paris. Je n'ai pas vraiment de quartier favori, j'ai pas mal déménagé : j'ai vécu en banlieue (pas ma période préféree !), puis j'ai eu un pied à terre dans le 5e arrondissement. Ensuite j'ai habité dans le 9e, le 18e, le 17e...
Bref, j'ai beaucoup bougé ! Mais j'avoue que j'aime beaucoup Saint-Germain-des-Prés. C'est d'ailleurs là, dans un petit hôtel que j'adore, que j'habiterai pendant le tournage.
Pour moi, Paris, comme toutes les grandes villes, a deux défauts principaux  : d'abord, le centre prend de plus en plus des allures de ghetto de riches. C'est devenu si cher de se loger que tout le monde s'éloigne. C'est vraiment n'importe quoi, cette flambée des prix ! A Rome, où j'habite, c'est la même chose. Je suis allée à Istanbul il y a peu de temps, ce n'est pas encore comme ça. Ce qui donne la sensation qu'il y a dix fois plus de vie.
L'autre défaut de Paris, vous vous en doutez, c'est que le ciel y est trop souvent gris. Moi je suis du sud, j'aime le ciel bleu...

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Avant lancôme, aviez-vous été approchée par d'autres marques ?
Certainement, oui, mais ça ne m'a pas marquée... D'ailleurs je n'ai jamais accepté. La seule fois, c'était pour Armani. Et ce n'est pas tout jeune. C'était au tout début de ma carrière, j'avais à peine commencé à travailler pour le cinéma. J'étais totalement inconnue, je faisais du théâtre et je m'étais retrouvée en photo dans un magazine culturel. Giorgio Armani était tombé sur cette photo et m'avait contactée. Il m'avait fait faire des photos pour son premier parfum. C'était une belle histoire. On s'est d'ailleurs retrouvés des années plus tard : j'ai souvent porté ses robes, ses tenues, pour des soirées, des festivals.

Et pourquoi Lancôme ?
Ce n'était pas très difficile d'accepter, il y a des corvées plus dures je crois ! Plus sérieusement, c'est une marque qui me plaît car elle représente la garantie d'une recherche très poussée. Il y a ce côté scientifique très sérieux, qui était important pour moi.
Et puis Lancôme s'adresse aux femmes du monde entier. Avec des campagnes de pub différentes, des produits qui varient selon les pays, qui s'adaptent à la culture, aux traditions.
J'aime le côté "pionnier" de Lancôme, qui a été la première marque de cosmétiques à faire appel à des personnalités pour la représenter, plutôt qu'à des mannequins. Aujourd'hui, cela se fait beaucoup, mais ce n'était pas le cas avant. Quand ils ont commencé, avec Isabella Rosselini, ça ne se faisait pas du tout. J'aime l'idée de choisir des "femmes". Qui, certes, n'ont pas une plastique parfaite, mais qui vivent, qui évoluent, qui font des choix pas toujours en adéquation avec l'"image" de la marque...

C'est-à-dire ?
Je veux dire par là que je n'aurais pas supporté représenter une marque qui m'impose une manière de vivre, une manière d'être. Je n'aurais pas supporté être enfermée dans une image lisse et glamour, de laquelle je ne puisse pas sortir. Ce que j'aime dans le rapport entre Lancôme et ses égéries, c'est le respect : par exemple, Isabella Rosselini a parfois fait des choix de carrière qui n'avaient rien à voir avec l'univers du glamour, comme le film Blue Velvet. Ce respect, cette liberté de choix, cela me rassure.
Je crois que Lancôme veut véhiculer l'idée qu'il n'y a pas de beauté parfaite, pas de modèle de beauté, mais des femmes, toutes différentes, qui vivent leur vie, qui ont une personnalité, une histoire qui leur est propre. Pas des icônes, mais des femmes en chair et en os, qui ont leurs défauts mais qui sont bien dans leur peau... y compris passé la quarantaine.

 

Justement, que représente pour vous le fait d'être l'ambassadrice d'une gamme "anti-âge" ?
J'ai la quarantaine, cette gamme est donc faite pour moi ! J'aime l'idée de continuer à prendre soin de soi toute sa vie, avec des produits qui s'adaptent selon les âges.
Aujourd'hui, y compris dans mon métier, une femme de 40 ans n'est pas has been, contrairement à ce que l'on dit parfois. La preuve : j'ai eu mes meilleurs rôles ces dix dernières années, et pas lorsque j'avais vingt ans.
Ce qui est vrai en revanche, c'est que pour les réalisateurs, il devient très difficile de monter un film où ne figurent que des femmes "mûres".... c'est-à-dire adultes, rien de plus. Je l'ai bien senti en élaborant mon projet : c'est incroyable, s'il n'y a pas de (très) jeunes actrices -carrément des ados-, les financements sont beaucoup plus difficiles à trouver. Je trouve cela incroyable.

Il existe donc, tout de même, une vraie "pression de l'âge" pour les femmes d'aujourd'hui...
Oui, c'est vrai. Et vous n'imaginez pas à quel point ça me déprime. Pas pour moi personnellement, puisque je n'ai jamais eu à en souffrir réellement, mais pour l'image et le bien-être des femmes en général.
Quand j'avais 35 ans, et alors que j'étais en promo pour un film, on me demandait : "Et les premières rides, ça ne vous fait pas peur?" Cette question, récurrente, a fini par m'exaspérer : quand on me demandait ce que ça me faisait de vieillir, je répondais "Et le fait de savoir qu'on est mortel, qu'est ce que ça me fait selon vous?" C'est comme ça, c'est la vie, on change et notre corps avec. Avoir 2-3 rides, ou même 50, ce n'est quand même pas bien grave. Ne plus pouvoir marcher, ne plus avoir toutes ses facultés mentales, ça, ça me fait peur.


Facile à dire : vous êtes magnifique...

D'abord ce n'est pas vrai, j'ai des rides, des rondeurs, comme toutes les femmes de mon âge.
Mais, surtout, je n'ai jamais basé mon métier de comédienne sur mes atouts physiques. Peut-être que mon physique m'a aidée à certains moments, probablement, mais les films que j'ai faits n'avaient, pour la plupart, rien à voir avec une mise en valeur esthétique, avec une image glamour, parfaite, au top de la séduction. Comme quoi on peut réussir sans ça !
 

Comment les femmes peuvent-elles résister à cette pression ?
Cela va vous sembler "cliché", mais je dirais : en étant elles-mêmes. Sans se laisser aller, en se faisant plaisir, en entretenant leur peau, leur corps, mais pas à outrance.
Les femmes ne doivent pas chercher toute leur vie à rester des objets de désir, c'est vain, et surtout cela empêche de profiter du bonheur d'être en vie, tout simplement. D'un bon dîner, d'un moment entre amis, d'une histoire d'amour. Les femmes ne doivent pas se considérer en tant qu'objets, mais en tant que sujets. Actrices de leur vie, et pas spectatrices affolées du temps qui passe.


Qu'est-ce qui fait le bonheur selon vous ?
Savoir jouir des choses qui sont autour de nous. Un regard échangé, un rayon de soleil, une robe qui vous va bien, un livre qui résonne en vous. Une après-midi d'été avec vos enfants (elle a deux filles).
Moi j'adore manger par exemple, j'aime aller au restaurant. Ce n'est pas parce que j'ai 3 kg en trop qu'on va me refuser une place au restaurant ! Ce n'est pas parce que j'ai des rides qu'on va me refuser une entrée au musée...
Il faut relativiser, il y a quand même des choses plus graves dans la vie que d'avoir 50 ans. La vie n'est pas finie : regardez Madame Récamier, elle avait 40 ans quand elle a commencé sa magnifique histoire d'amour avec Chateaubriand. 


Juliette Binoche est également ambassadrice de la nouvelle campagne de Lancôme. L'avez-vous rencontrée ?

Nous n'avons pas fait de séances photo ensemble, mais nous nous sommes vues la veille de la conférence de presse de Lancôme à Paris (mardi dernier). Finalement, on est allées dîner ensemble au restaurant, c'était un beau moment. On s'est bien entendu; elle est comme je l'imaginais : très franche, spontanée, ça me plaît bien.
D'ailleurs, on m'a souvent dit que nous avions quelque chose en commun, dans la bouche, dans les yeux. Dans la personnalité aussi. J'ai une anecdote à ce sujet : un jour, j'étais dans une salle de sport et une femme vient me voir en me disant que je ressemblais à une certaine "Juliette Minouche". Evidemment, je ne voyais pas du tout de qui elle voulait parler. Alors elle a commencé à me citer les films dans lesquels cette Juliette Minouche avait joué. Et je me suis aperçue que dans la liste, il y avait aussi les miens ! J'ai enfin compris de qui elle parlait et j'ai rectifié le tir... Elle était mortifiée et moi je ne pouvais pas m'empêcher de rire. J'espère qu'elle ne l'a pas mal pris ! Cela dit, "Minouche", je trouve ça charmant, non? (elle part dans un éclat de rire).
Pour revenir à Juliette, c'est aussi sa beauté, très naturelle, très pure, qui m'a marquée. Cela m'a rassurée dans le fait d'avoir accepté la proposition de Lancôme !

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Quelle est votre conception de la beauté ?
Pour moi, la beauté est toujours liée à la santé, au bien-être. Je n'aime pas ce qui n'est pas naturel, ce qui est brutal, violent. La beauté doit être liée à un sentiment d'harmonie, à l'idée d'être bienveillant avec soi-même, avec son corps. J'aime l'idée que ce sont des gestes "gentils" qui font que "ça marche". L'idée de la douceur, de la sérénité.
Je fréquente les instituts de beauté, j'adore les massages. Mais je suis contre les régimes stricts, le sport à outrance, la chirurgie esthétique. Toutes ces choses sont pour moi dans le registre de la lutte avec soi-même, alors que la beauté doit avant être quelque chose de doux et d'agréable... Non ? (absolument d'accord !)

Quels ont vos produits fétiches ?
Vous vous en doutez, je vais vous citer des produits Lancôme... Que j'utilisais déjà avant d'être ambassadrice, promis ! Je dirais donc la gamme visage Absolue Premium Bx, bien sûr. Et puis aussi le tout nouveau Baume Eclat, le Mascara Virtuôse et l'Ombre Absolu. Et, pour mes lèvres, le Rouge Absolu beige rosé.
Mais rassurez-vous, j'aime aussi d'autres marques ! Les produits Shu Uemura notamment, que je trouve formidables : la gamme cheveux, l'Huile démaquillante, l'huile de bain et la Deepsea Water Facial Mist.
Pour le teint, je suis une adepte de Color Clone et de Spectacular, chez Helena Rubinstein.
Côté parfums, je ne suis pas très fidèle, je change régulièrement... Mais j'aime les fragrances ambrées, mystérieuses, féminines. Les parfums frais et printanniers, légers, ce n'est pas pour moi... C'est pareil pour le vin ! Il paraît que ce sont des goûts de brune...

Aura-t-on un jour l'occasion de vous voir en blonde ?
Qui sait, pourquoi pas? J'ai toute la vie devant moi !

  

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Elle est belle, elle sait poser...
Moi en revanche, hum hum. Un beau souvenir en tout cas.

 

 En bonus, quelques photos du making off de la campagne : 

 
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Commentaires

Superbe interview ! pleinne de fraîcheur et d'entousiasme !
d'autres vite !

Écrit par : Sable d'Or | 27/01/2008

ça a dû être une belle rencontre, cette femme a l'air vraiment sympathique, gaie, et très sensible. C'est une grande actrice, et en plus elle est très belle, elle a beaucoup de personnalité dans son visage. Elle fait honneur à Lancôme!

Écrit par : capucine | 08/02/2008

Moi aussi j'aime beaucoup cette actrice, surtout dans "la chambre du fils". Elle et "Minouche", quel beau duo : bravo à Lancôme de ne pas choisir des mannequins de 16 ans pour ses campagnes antirides!

Écrit par : Clémence | 22/02/2008